L’inclusion de la violence obstétricale et sexiste enflamme les médecins et confronte le Consell

Bien qu’ayant soutenu Comproms, les socialistes valenciens supposent qu’il s’agit d’une « barbarie » après les critiques du ministère de la Santé et les démissions de gynécologues dans les commissions de la santé

Manolo Mata et Ana Barcel
Manolo Mata et Ana Barcel.BIEL ALIO
  • Sécurité du patient L’OMS veut mettre fin à la violence obstétricale

Lorsque le ministère de l’Égalité d’Irene Montero a proposé il y a quelques mois d’inclure dans la réforme de la loi sur l’avortement le violence obstétricale comme une forme de violence contre les femmes, les facultés de médecine officielles criaient au ciel. Et, bien que le PSOE ait alors exprimé ses réticences, la fédération socialiste de Valence vient de signer, avec ses partenaires gouvernementaux Comproms et Unidas Podemos, un amendement devant les tribunaux valenciens qui va encore plus loin : considérer la violence obstétricale comme directement une violence de genre en l’intégrant à la loi valencienne contre la violence à l’égard des femmes.

Tel a été l’émoi que le PSPV lui-même a dû se corriger. Si, d’un côté, deux gynécologues démissionnent à la tête des comités de sensibilisation sanitaire contre les violences de genre, de l’autre, le ministère de la Santé – aux mains des socialistes – a mis en cause le texte convenu. L’amendement à la loi d’accompagnement budgétaire de la Generalitat demande expressément l’inclusion dans la norme valencienne sur la violence de genre qui considère la violence obstétricale selon la Définition de l’OMS: Ce que, sans consentement libre, préalable et éclairé, les femmes subissent pendant la grossesse ou l’accouchement lorsqu’elles subissent des violences physiques, des humiliations et des violences verbales, ou des procédures médicales coercitives ou non consensuelles.

C’est scandaleux, reconnaît dans ce journal le porte-parole socialiste aux Cortes et signataire de l’amendement, Manolo Mata, qui soulève désormais son réglementation dans le cadre de la loi sur l’avortement. La violence obstétricale existe mais pas en Espagne, ajoute-t-il, pour souligner davantage le paradoxe que le groupe professionnel qui exercera cette violence est un collectif féminisé. Dans ce sens, le Collège des médecins de Valence a rejeté le terme de violence obstétricale car il s’agit d’une attaque directe contre les gynécologues, les sages-femmes et autres personnels de santé.

Dans une déclaration très critique, l’entité a insisté sur le fait qu’il peut y avoir des cas de faute professionnelle, qui ne sont pas habituels, mais doivent être traités par les voies légales correspondantes. Maintenant bien, un concept qui criminalise le travail des gynécologues ne peut pas être autorisé à être créé.

C’est ce qui a causé la démission des commissions de santé de deux gynécologues, Reyes Balanz et Ana Monz, lorsqu’elles se sentent interpellées dans leur travail pour contribuer justement à faire avancer la naturalisation de l’accouchement, selon les sources consultées. Depuis le département dirigé par la socialiste Ana Barcel, le malaise face au texte concerté promu par Comproms et dont le retrait a été réclamé à la fois par le PP et Ciudadanos s’est déjà déplacé.

Cependant, la députée de Comproms Mnica lvaro justifie la législation sur la violence obstétricale pour reconnaître qu’elle existe. Personne n’est criminalisé, car il y a un mandat de l’OMS pour légiférer, dit-il. Aussi les sages-femmes considèrent que nous sommes confrontés à une forme de violence de genre. La vice-présidente de l’Association espagnole des sages-femmes et du Conseil valencien des infirmières, Maribel Castell, considère que l’obstétrique est un autre type de violence de genre, tout comme la violence économique ou psychologique contre les femmes est envisagée.

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