La ‘valenciana’ est le modèle le plus apprécié au Trésor pour réformer le financement autonome

Il préfère la proposition de Ximo Puig à celle soutenue par Madrid ou les communautés d’Espagne vaca

Le ministre des Finances, Mar
La ministre des Finances, Mara Jess Montero.PE
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Un modèle d’habitants par population ajustée dans lequel des situations telles que la dispersion et le vieillissement de la population sont prises en compte mais qui, en même temps, est basé sur le nombre total d’habitants de la région. Au Trésor et plus particulièrement chez sa directrice, Mara Jess Montero, ce système est celui qu’il affectionne le plus, celui qu’il juge le plus juste et approprié pour réformer le système de financement autonome. Et c’est en même temps celui qui ressemble le plus à la ‘valenciana’, celui défendu par Ximo Puig, et auquel la Région de Murcie a adhéré et l’Andalousie aime aussi.

Des sources de l’Exécutif et du ministère lui-même confirment qu’il est plus proche du modèle intermédiaire mené par la Communauté de Valence que de celui mené par Madrid, qui veut que le critère de population totale prévale et qui intéresse aussi la Catalogne, ou celui des huit communautés qui se sont réunis à Saint-Jacques-de-Compostelle et qu’ils parient sur les critères qui favorisent le plus l’Espagne vide. Ceci, ajoutent-ils au Trésor, ne signifie en aucun cas qu’il a déjà été décidé quel sera le modèle. La réforme, ajoutent-ils, doit être négocié et accepté par toutes les parties, même si cela ralentira et entravera considérablement le processus.

Mais même ainsi, la préférence du Trésor est sans aucun doute très significative, et c’est précisément pour cette raison que le mouvement de Puig pour attirer le président de la Junta de Andaluca, Juanma Moreno, a servi de punaise à la présidence des régions de Espagne dépeuplée. Galice, Asturies, Cantabrie, Castilla y Len, Aragn ou Castilla-La Mancha ont vu dans le mouvement du président valencien une menace pour leurs intérêts et a réactivé leurs contacts trouver une position commune pour faire contrepoids et faire pression sur le Trésor.

Les dirigeants de l’Espagne dépeuplée souhaitent que le coût réel soit priorisé dans la fourniture de services, en fixant des critères à évaluer tels que la superficie, la dispersion, la faible densité, l’orographie, le faible taux de natalité ou le vieillissement et le survieillissement.

Ces régions, qui comptent cinq socialistes, deux du PP et un de plus de l’ERC, pensent d’urgence qu’il existe un nouveau mécanisme à court terme, même que cette question pourrait être résolue en 2022. Ils aimeraient pouvoir atteindre les prochaines élections régionales en recevant plus d’argent et en pouvant montrer à leurs électeurs des améliorations en matière d’investissement.

Ce mardi dans la capitale de la Galice, l’un des points en discussion jusqu’au bout était de savoir si dès que possible ou non à l’Exécutif de définir une méthodologie de travail qui permette à toutes les Administrations d’apporter leurs particularités et leurs besoins spécifiques, en établissant un calendrier pour cela. Finalement, il se souvint de cette nuance de la pression du temps : Dès que possible. En plus de la nécessité de financer les services de base, on s’inquiète dans ces communautés de la force des plateformes rurales, qui veulent être présentes dans le prochain cycle électoral, et avoir des ressources leur donnerait de l’oxygène politique pour annoncer des contrats, plus de ressources de santé, infrastructure … et essayez également d’arrêter ces plates-formes.

Mais le calendrier n’aide pas justement parce qu’il est le prélude d’un nouveau cycle électoral. L’année prochaine, il y aura déjà des élections en Andalousie et en 2023, ce seront les élections autonomes. Le gouvernement part du principe que bien que toutes les régions reçoivent plus d’argent, il ne sera pas possible de satisfaire tout le monde et faire face aux élections municipales et autonomes avec certaines régions par contre cela génère des incertitudes. Sans aller plus loin, le PSOE et United We Can, qui approuvent cette semaine leurs budgets pour 2022, tiennent de plus en plus pour acquis qu’ils seront les derniers de la législature car ils ont du mal à s’entendre sur de nouveaux en prélude aux généraux, également prévu pour 2023.

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