L’opposition voit l’annonce de la fin des hommages à l’ETA un pas de plus dans la « feuille de route d’Otegi et du PSOE » pour libérer les prisonniers

Le PSOE, Podemos et leurs alliés parlementaires rejettent la proposition de Ciudadanos qui vise à interdire par la loi les « ongi etorri »

Un graffiti réclame l'amnistie
Un graffiti réclame l’amnistie pour les membres de l’ETA sur un mur à la périphérie de Vitoria.EFE
  • Terrorisme Les détenus de l’ETA annoncent la fin des hommages publics mais continueront avec des réceptions « discrètes »
  • Politique antiterroriste Les citoyens défient le PSOE de soutenir une loi pour poursuivre les hommages à l’ETA avec des amendes sévères

La déclaration du groupe de prisonniers ETA exigeant la fin de la ongi etorri -les hommages publics rendus aux membres de l’ETA à leur sortie de prison- a été reçu avec une profonde disparité de critères par les forces parlementaires, ouvrant un nouveau terrain de confrontation radicale entre les groupes qui soutiennent le gouvernement et ses alliés et forces d’opposition.

Alors que pour le premier c’est une « bonne nouvelle » qui « est tardive, mais elle arrive » et doit être interprétée comme une « demande de pardon et d’excuses aux victimes », pour le second elle acquiert à peine la catégorie de « dérision » ou  » paperasse » sans aucune crédibilité.

Le PSOE, par la bouche de son porte-parole au Congrès, Hector gmez, regrette que des formations comme Ciudadanos, qui entend promouvoir une Loi de la mémoire et de la protection des victimesDans cette affaire, essayez d' »instrumentaliser » ceux qui ont subi le coup terroriste. Et c’est que l’annonce du groupe de détenus coïncide avec le débat de prise en considération au Congrès du projet de loi de la formation Orange, posée par l’interdiction précisément de ongi etorri, une initiative qui ne prospérera pas car les deux partis qui soutiennent le gouvernement – PSOE et United We Can, ainsi que ses alliés, voteront contre.

En ce sens, le porte-parole des Citoyens au Congrès, Edmundo Bal, a biffé le communiqué du groupe de prisonniers de la « paperasse » sans crédibilité qui est rendu public coïncidant précisément avec le débat sur sa proposition afin de fournir au PSOE le « justification opportune » afin de ne pas voter en sa faveur. Bal a assuré qu’il s’agissait, en somme, d’une nouvelle « manœuvre » d’un Pedro Sánchez « qui n’a pas honte » et n’hésite pas à « blanchir les garçons Otegi ».

De l’avis du porte-parole des citoyens, tous les groupes favorables à la suppression des hommages aux membres de l’ETA devraient, au lieu de se contenter d’une simple déclaration de crédibilité douteuse, voter en faveur d’un texte juridique comme celui proposé par leur groupe . En ce sens, il a attaqué le député socialiste Odn elorza qui la semaine dernière a accusé le des oranges d’utiliser les victimes pour obtenir un profit politique, d’essayer d’exercer une « suprématie morale répugnante » et d’être un « hypocrite » car il essaie de patrimonialiser la douleur face aux dégâts causés par le gang en « faisant la balle à Bildu » .

« La deuxième partie est ici »

Pour les populaire, il ne fait aucun doute que l’annonce est « une étape de plus dans la feuille de route conçue entre Otegi et le PSOE ». « Les budgets sont déjà avec le vote de Bildu et maintenant la deuxième partie arrive, qui n’est autre que le retour dans la rue de ceux qui purgent des peines pour crimes terroristes », a déclaré la porte-parole parlementaire, Cuca Gamarra. C’est la « prochaine étape », a-t-il souligné pour ceux qui, cependant, et étant toujours un « soulagement » qu’il n’y a pas d’hommages aux membres de l’ETA, il y a toujours besoin d’un règlement qui les interdise. En ce sens, le PP a misé sur l’initiative des Cs et assure « ne pas comprendre » le vote contre lui du PSOE.

United We, pour sa part, considère que la déclaration des prisonniers « arrive en retard, mais c’est le cas ». Pour s’entraîner logement, C’est la « étape définitive » qui devrait entraîner le déclin de propositions telles que celle parrainée par Ciudadanos. Ce groupe qualifie d' »embarrassants » les hommages rendus à ETA mais considère que l’annonce faite hier « implique une demande de pardon et d’excuses » de la part du groupe et en est « félicié ».

Le PDeCAT qualifie également l’annonce du groupe de détenus de « bonne décision ». « C’est le chemin », a assuré son porte-parole Ferran bel pour qui « la question de l’ETA ne doit pas être utilisée politiquement » comme le font, selon lui, Vox et PP et « maintenant les Citoyens paient aussi ».

Pour le PDeCAT, l’initiative des détenus est « raisonnable et réparatrice » et ouvre la voie à « l’acquisition d’une certaine normalité » par rapport au débat sur le terrorisme et les victimes de la douleur « il n’est ni bienvenu ni constructif de profiter » .

ERC s’est également félicité de l’annonce des prisonniers et a rappelé que Bildu, son allié parlementaire, avait déjà exprimé, par l’intermédiaire de son porte-parole, Mertxe Aizpurua, la commodité de procéder à une « réflexion » sur la ongi etorri. Pour Gabriel Rufin, il n’y a rien d’étonnant au rejet retentissant du PP car il se révolte devant le fait que « le droits d’auteur de sauvagerie « dans ce domaine » lui a été enlevé par Vox.

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