L’Association des procureurs demande la démission de Dolores Delgado pour ses « actions erratiques et sectaires »

L’association affirme que la procédure de nomination et de révocation du procureur général de l’État doit garantir son indépendance par rapport au gouvernement.

Le procureur général de l'État, Dolores Delgado.
Le procureur général de l’État, Dolores Delgado.
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L’Ordre des procureurs a demandé ce samedi la démission immédiate du procureur général de l’État, Dolores Delgado, car, à son avis, peu convenable en raison de son origine politique directe et de ses actions « erratiques et sectaires ».

Après la célébration de son XXIIIe congrès, qui s’est tenu à Saragosse les 26 et 27 novembre, l’association a demandé la démission de Delgado, arguant que ses décisions devant le procureur général de l’État ont porté « un préjudice grave au prestige du ministère public » et que son la durée du mandat est « incompatible avec l’impartialité et les principes constitutionnels gouverner  » dans l’institution.

L’Association des procureurs – la majorité dans la carrière des procureurs – a déjà statué contre Delgado en raison des explications insuffisantes données par le procureur concernant le départ du procureur Ignacio Stampa du procureur anticorruption en octobre 2020.

Dans un communiqué recueilli par Europa Press, l’association affirme que la procédure de nomination et de révocation du procureur général de l’Etat doit garantir l’indépendance de même devant le gouvernement.

Ainsi, et défendant l’indépendance de l’institution, l’Ordre des procureurs revendique, « face à l’évidente crise de crédibilité et à la non-pertinence institutionnelle » de Delgado, un nouveau statut organique qui renforce l’autonomie du ministère public, « indispensable pour entreprendre l’enquête avec des garanties », lit-on dans le communiqué.

En ce sens, ils prônent le retour à une politique de nominations « motivée par le principes de mérite et de capacité  » abandonnant « l’arbitraire qui prévaut dans les nominations du procureur général de l’État ».

Entre autres, ils demandent l’augmentation et l’adaptation des effectifs, l’établissement de charges de travail maximales, le Plan de Prévention des Risques Professionnels du Parquet, la Révision des rémunérations et de la productivité et l’actualisation des indemnités, ainsi qu’une étude des catégories professionnelles des procureurs.

Avec tout cela, l’Ordre des procureurs veut « exalter et justifier le travail rigoureux » des membres du ministère public qui promeuvent l’action de la justice « dans l’impartialité et dans la pleine soumission à la loi ».

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