Sept cas de violence sexuelle sur dix examinés par la Cour suprême en 2020 ont eu des enfants comme victimes

Une étude menée par l’Observatoire contre les violences conjugales et de genre porte sur les mineurs

Une femme adjointe distribue des rubans violets dans le D
Un député distribue des rubans violets à l’occasion de la Journée internationale contre la violence sexiste.Image de balise Juan Carlos HidalgoEFE
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Les Observatoire contre les violences conjugales et de genre du Conseil général de la magistrature (CGPJ) a préparé une étude analysant la centaine de condamnations prononcées en 2020 par la Cour suprême dans des affaires liées à des atteintes à la liberté sexuelle.

Entre autres conclusions, ce rapport, pionnier en la matière, révèle que dans sept cas sur dix (68,1 % de ceux analysés), les victimes d’agressions sexuelles étaient des enfants. Aussi, que pratiquement toutes les victimes adultes étaient des femmes (97,7 %), alors que dans le cas des mineurs, ce pourcentage a diminué à 68,4 %, les enfants étant également l’objet de ce type de pratique criminelle.

Une partie du rapport, dont la publication est réalisée en même temps que le Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, a été préparé par Miguel Lorente, professeur de médecine légale, professeur à l’Université de Grenade et membre du groupe d’experts de l’Observatoire et consiste en une étude médico-légale et médico-légale des cas.

Dans les 30 cas de violences sexuelles contre des adultes, 44 victimes ont été dénombrées, dont 43 femmes et la dernière, un homme. Une sur quatre de ces attaques étaient des attaques de groupe. Les dix-neuf impliqués dans les 8 cas de ces caractéristiques ont donné une moyenne de 2,4 agresseurs dans chaque agression multiple.

Les cas avec des victimes mineures ont totalisé 64, avec un total de 95 victimes : 65 filles et 30 garçons. Un élément distinctif des violences sexuelles exercées sur des mineurs est la durée, élément sur lequel des informations sont recueillies en 49 phrases. Dans un tiers de ces cas, la situation de violence a duré plusieurs mois ; 14,3 % pendant un an et 12,2 % pendant deux ans. L’étude révèle que les agressions ont duré 5 et 6 ans dans 10,2 % des cas et jusqu’à 7 ans ou plus dans un autre 12,2 %.

Les agresseurs, les proches

Le deuxième crime le plus commis contre les filles et les garçons était l’agression sexuelle, avec 28,1 %, avec 53,6 % poursuivant. Les délits liés à la pornographie représentaient 6,5%, tandis que ceux liés à la prostitution des mineurs représentaient 4,7% de ceux analysés.

Lorsque les victimes sont mineures, la différence est que, dans ce cas, la majorité des agresseurs (37,7 %) font partie de la famille ; Ils sont connus par des relations familiales et de voisinage (31,2 %) ou des connaissances issues du milieu scolaire, des loisirs ou du sport (24,7 %). Dans 7,8% des cas, le contact entre l’agresseur et le mineur a eu lieu via les réseaux sociaux.

Une analyse plus approfondie du groupe de mineurs faisant partie de la famille révèle que plus de la moitié d’entre eux (54,5%) avaient un lien biologique avec la victime, ils étaient parents, grands-parents, toussaient, etc.; et que dans 45,5 % de ces cas de violence conjugale, l’agresseur était le père biologique de l’enfant ou le partenaire actuel de sa mère.

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