Zelensky, un discours unique : seuls deux douzaines de dirigeants se sont exprimés dans l’hémicycle

Même le président ukrainien était un privilège réservé aux dirigeants de la France, du Portugal et des pays d’Amérique latine. Gorbatchev a pris la parole à la Chambre internationale, Eltsine dans l’une des salles de la Chambre basse et Vladimir Poutine est allé au Sénat

Zelensky, premier dirigeant de l'Est à s'exprimer à la Chambre : Poutine l'a fait au Sénat et Gorbatchev à la Chambre du Congrès
Volodímir Zelenski, mardi, lors de sa visioconférence devant le Congrès.EFE
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Le président de l’Ukraine, Volodímir Zelenski, a effectué ce mardi une intervention historique au Congrès des députés. Il a prononcé un discours devant une session conjointe du Congrès et du Sénat réunis dans l’hémicycle, un privilège que seuls deux douzaines de dirigeants internationaux ont eu en quatre décennies de démocratie.

De plus, il a été le premier président d’un pays de l’Est à le faire. Avant lui, deux prédécesseurs ukrainiens sont passés par le Congrès. leonid koutchma est intervenu à la Chambre internationale en 1996 et Petro Porochenko Il a simplement eu une salutation en 2018 avec la présidente de la Chambre de l’époque, Ana Pastor.

Les dirigeants russes n’ont pas non plus eu cet honneur. Mikhail Gorbatchevdernier président de l’URSS, a pris la parole dans la salle internationale en 1990. Boris Eltsine, le premier président de la Russie post-soviétique, a pris la parole dans l’une des salles du Congrès. Et Vladimir Poutine, l’actuel dirigeant de la Russie et responsable de l’invasion de l’Ukraine, a également pris la parole lors d’une session conjointe des tribunaux en 2006, mais au Sénat.

Si l’on regarde la liste des dirigeants internationaux qui se sont exprimés devant la Chambre, on constate qu’il s’agit d’un privilège réservé presque exclusivement aux deux voisins européens de Espagne, France et le Portugalainsi qu’aux pays d’Amérique latine.

Parmi les discours les plus remarquables de la démocratie, est la première intervention qui a eu lieu dans l’hémicycle, en 1978 au cours de la législature constituante, lorsque le rSalut Baudouin de Belgique Il a prononcé un discours au milieu du processus de transformation politique en Espagne et à la veille de l’approbation de la Constitution.

L’intervention de la Président de l’Argentine, Raul Alfonsin, en 1984, quelques mois après la sortie de son pays de la dictature militaire. Alfonsín agradeció al entonces presidente del Gobierno, Felipe González, por haber acogido « a muchos ciudadanos argentinos que huían de la dictadura » y señaló que durante los años más difíciles de España, los posteriores a la Guerra Civil, Argentina también ofreció su ayuda al país « avec les bras ouverts ». Un parallélisme avec la guerre que Zelenski a également faite ce mardi.

Felipe González et Alfonso Guerra, lors d'une visite de Raúl Alfonsín en 1984.
Felipe González et Alfonso Guerra, lors d’une visite de Raúl Alfonsín en 1984.MME

Une autre visite marquante a été celle du Président de la France Jacques Chirac, en 1999, qui a mis en évidence la bonne relation historique que l’Espagne et la France partageaient en tant que « premiers États-nations d’Europe », celui-ci étant le plus ancien du continent. Chirac a fait remarquer dans son discours que les deux sont « deux pays qui souhaitent continuer à apporter une contribution décisive sur un pied d’égalité à la grande tâche de construire une Europe unie ».

L’importance que l’Espagne accorde à l’intervention dans la Chambre du Congrès peut être vue dans la liste des dirigeants importants qui ont visité la Chambre, mais n’ont pas prononcé un discours similaire. La chose la plus courante est qu’ils prononcent leur discours dans la salle du Congrès international, comme l’a fait la reine Elizabeth II du Royaume-Uni en 1988, le susmentionné Gorbatchev en 1990, ou le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbasen 2017.

À d’autres occasions, le Sénat a été l’hôte des visites, comme celle de Poutine en 2006 ou celle du président de la Chine, Jiang Zeminen 1996.

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