Plus d’un million d’enfants vivent dans la pauvreté dans les grandes villes espagnoles

La pauvreté des enfants migre vers la ville, Madrid étant celle qui concentre 9% des enfants à risque

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Enfants en situation marginale, dans les Asturies.CG BIEN
  • Données Un Espagnol sur 10 a souffert pour joindre les deux bouts en 2020 et le taux de pauvreté a atteint son plus haut niveau depuis 2008
  • Bibliothèque de journaux La pauvreté est héréditaire : 80% des enfants pauvres le seront une fois adultes

Le rapport du Haut-commissaire contre la pauvreté des enfants a sonné l’alarme après avoir fourni les chiffres de sa dernière étude mardi. En Espagne, il y a 2,3 millions d’enfants vivant dans la pauvreté. L’étude Géographie de la pauvreté des enfants en Espagne révèle que la situation s’aggrave dans les grandes villes, puisque plus d’un million d’enfants menacés de pauvreté vivent dans des zones très peuplées.

Sans aucun doute, il y a eu un changement de tendance par rapport aux dernières décennies, lorsque les taux de pauvreté infantile les plus élevés étaient concentrés dans les zones rurales et peu peuplées. Sur la base des données de 2020, l’étude montre que le taux de pauvreté des enfants dans les zones très peuplées est de 27,6%, contre 29,6% dans les zones peu peuplées.

Le Haut-Commissaire a décrit cela comme une nouvelle tendance de « redéveloppement de la pauvreté des enfants », avec un taux qui s’élève à 50,5% d’enfants qui souffrent d’une situation précaire et sont concentrés dans les zones les plus peuplées d’Espagne.

Au vu des indicateurs de l’étude, la pauvreté infantile urbaine a augmenté en même temps qu’elle diminuait en milieu rural, diminuant la distance de 13 points depuis 2013.

Les villes de Madrid, Barcelone, Valence ou alors Séville Ce sont les exemples les plus pertinents de la nouvelle pauvreté à laquelle l’Espagne est confrontée. C’est un phénomène qui se développe dans les zones métropolitaines, où se concentre l’essentiel de la pauvreté infantile. Selon le rapport, les mouvements de la population locale vers la périphérie en raison de sa plus grande accessibilité financière sont à l’origine de ce changement.

Madrid compte 230 000 enfants considérés comme pauvres, ce qui représente 9 % de tous les mineurs touchés par la pauvreté en Espagne. Comparé aux autres grandes villes, le nombre de mineurs menacés de pauvreté atteint160 000 à Barceloneet les 60 000 à Valence, SévilleOui Malaga.

L’étude met en évidence l’influence du coût du logement sur le niveau de bien-être de la population enfantine. En ce sens, il met en garde contre les difficultés d’accès au logement en milieu urbain, bien que les revenus soient plus importants qu’en milieu rural.

Selon les données fournies par le Haut-Commissariat contre la pauvreté des enfants, des problèmes surviennent si les ménages consacrentplus de 40%de vos revenus au logement. Ainsi, en milieu urbain, il y a un surcoût, puisque ces ménages vulnérables dépensent 22% de plus pour leur logement. De plus, la majorité vit en rente, représentant 42,5% contre 27,4% en milieu rural.

Ces données mettent en lumière la situation des enfants touchés par la pauvreté dans les zones urbaines les plus peuplées. Le rapport révèle que les mineurs vivent cette précarité plus intensément qu’en milieu rural.

Avec un coût de la vie plus élevé, la pauvreté souffre davantage, avec la ségrégation résidentielle et scolaireplus forte et une différence de mode de vie plus évidente dans une ville cosmopolite. Les enfants sont confrontés à l’inégalitéplus prononcée, qui est liée à l’environnement urbain dans lequel ils vivent.

Madridest l’exemple le plus concret. En effet, la capitale compte des quartiers dans lesquels la moitié de la population ades revenus supérieurs à 200% de la médiane nationale par rapport à d’autres qui abritent une grande partie de la population vivant dans la pauvreté.

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