Les infirmières sur le nouveau plan de soins primaires : « On ne veut pas être les portiers des centres de santé »

Les infirmières revendiquent plus de compétences dans la prise en charge des patients, après leur avoir délégué la classification des usagers qui se présentent en consultation externe sans rendez-vous

Le conseiller en santé, Jes
La ministre de la Santé, Jess Aguirre, prend la température d’un collaborateur qui venait de se faire vacciner.RAL CHEREFE

Le nouveau modèle de soins primaires mis en place dans les centres de santé andalous depuis le 1er octobre dernier accorde à l’infirmière la fonction de classer les patients qui arrivent sans rendez-vous. Ce sont les infirmières des centres qui décident désormais si elles peuvent résoudre la demande de l’usager, ou si, au contraire, elles doivent se rendre au cabinet du médecin ou, en dernier ressort, si leur maladie peut attendre le prochain rendez-vous disponible. .

Ils ont transformé les infirmières chez de simples porteurs de centres de santé, se plaint le président du Conseil andalou des écoles d’infirmières, Jos Miguel Carrasco, qui regrette la limitation du protocole approuvé par le ministre de la Santé dans le demandes d’accueil. (Le terme n’est pas accepté triage car, assure-t-il, il ne s’agit que de situations catastrophiques).

Pour l’instant, les infirmières peuvent intervenir dans le cadre de 18 protocoles de soins qui répondent à différentes pathologies non retardées, mais leur rôle se réduit à offrir des conseils de santé ou à prescrire des produits pharmaceutiques auxquels les utilisateurs ont déjà accès sans aucun type de prescription.

En fait, le Conseils de l’infirmière Il ne remet pas en cause la philosophie du modèle imposé par le ministre de la Santé en soins primaires, mais il met en doute que les infirmières ne sont pas autorisées à offrir des soins finalistes. Nous voulons plus de compétences et de responsabilités en fonction de nos qualifications, de notre formation et de notre expérience, souligne Jos Miguel Carrasco. Par exemple, une infirmière ne peut pas prescrire un Ibuprofène de 600 grammes ou un Nolotil. Vous ne pouvez pas non plus résoudre une lombalgie ou une diarrhée légère avec tout type de traitement médicamenteux nécessitant une ordonnance. Ils devraient se limiter à donner des conseils de santé et à recommander des produits qui Tout le monde peut acheter librement à la pharmacie. Ou, le cas échéant, orienter le patient vers le médecin pour lui prescrire ce qui lui correspond.

Transformer l’infirmière en portier du système et privilégier l’attention téléphonique sur les soins en face à face, décourageant l’utilisation du système de santé publique. Le patient finit par se rendre aux urgences sanitaires privées ou hospitalières, faisant s’effondrer ces derniers, prédit la présidente du Conseil andalou des écoles d’infirmières.

Les infirmières rappellent qu’elles ont supporté le poids d’une bonne partie de l’extraordinaire surcharge dérivée de la crise du covid, assumant les fonctions de traçage, réalisant des tests de détection de coronavirus ou de vaccination. Et ils ont servi de lien avec le système de santé pour les écoles ou les instituts. Tout cela a été fait sans que le personnel ait été suffisamment renforcé.

Sans aller plus loin, ils notent que l’Andalousie enregistre le plus faible ratio d’infirmières (4,1) pour mille habitants, avec la moyenne espagnole de 5,5 et la moyenne européenne de 8,8. Les collèges d’infirmières estiment que le système a besoin de quelques 23 000 professionnels atteindre la moyenne européenne. Mais les jobboards sont vides et les mauvaises conditions de travail continuent d’être une invitation pour les professionnels à se rendre dans d’autres communautés ou d’autres pays européens.

Le Conseil andalou des infirmières a tenu une réunion ce lundi avec le ministre de la Santé, Jess Aguirre, qui a promis de fixer un calendrier de réunions pour aborder toutes ces questions, qui comprend également la création de la figure du infirmière scolaire, qui a été une demande des professionnels de la santé et des enseignants qui est devenue plus pressante avec la crise du covid.

Plus de sièges MIR

Le manque de professionnels affecte l’infirmière et aussi le personnel médical. Le conseiller Aguirre a demandé au Ministère des Universités un agrandissement des places MIR, qui garantit larenouveler certains modèles qui sont vieillis et épuisés. D’après les données de Conseil des associations médicales, Rien que pour couvrir les départs à la retraite, 800 places MIR supplémentaires seront nécessaires par an.

Le ministre de la Santé et de la Famille a expliqué ce lundi qu’il « fait pression » sur le gouvernement central pour augmenter le « nombre de fermetures » dans les facultés de médecine et ainsi faire en sorte que davantage d’étudiants accèdent à ces carrières face à la « pénurie de médecins » qui est actuellement enregistré.

C’est ce qu’a souligné Aguirre dans une interview à Canal Sur Radio, recueillie par Europa Press, dans laquelle il expliquait qu’il déjeunait il y a quelques jours avec le ministre des Universités, Manuel Castells, et « nous parlions de créer un groupe avec le ministère de la Santé, les communautés autonomes et le ministère des Universités pour augmenter le nombre de nouveaux étudiants dans les facultés.

Selon les données du Conseil andalou des associations médicales, le 47% des médecins andalous ont plus de 55 ans et il est prévisible qu’ils prendront leur retraite dans les 10 prochaines années, ce qui implique la nécessité de convoquer davantage de postes MIR afin de ne pas accroître davantage la pénurie actuelle de médecins.

En 2020, 1 244 places MIR ont été appelées en Andalousie (127 places de plus qu’en 2019). Compte tenu du taux de départs à la retraite, 2 022 places devront être comblées chaque année. Il y a donc un déficit de778 sièges MIR si vous voulez garantir que la main-d’œuvre ne continue pas à diminuer.

Le Conseil andalou des associations médicales propose permettre des places de formation MIR dans les hôpitaux privés. En outre, il souligne que pour empêcher la fuite des médecins en Andalousie, il est nécessaire d’améliorer les conditions de travail et d’avancer dans le comparaison des salaires avec le reste de l’Espagne.

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