Le PP valencien revient aux origines : relance le débat sur les signes identitaires et interroge l’AVL

Carlos Mazn fait ses débuts en tant que président du PPCV rencontre le RACV et Lo Rat Penat, contrairement à l’unité de la langue catalane, à la recherche du vote du valencisme régionaliste

Carlos Maz
Carlos Mazn et Mara Jos Catal, à droite, au siège de la RACV.EM
  • Politique Les quatre clés qui expliquent le tour de Carlos Mazn dans le PP valencien

Le premier acte public de Carlos Mazn En tant que nouveau président du PP de la Communauté valencienne, il fait déjà allusion à l’endroit où se déroulera la nouvelle étape qui s’ouvre en vue de récupérer la Generalitat. Mazn a décidé de jouer la sécurité et paradoxalement de revenir aux origines, celles qui ont nourri la majorité absolue des populaire Valenciens dans le passé. Le PP entend ainsi récupérer le débat identitaire et la défense des groupes identitaires valenciens en quête du vote du le valencisme régionaliste.

Le même jour que Ximo Puig et Francina Armengol scellé l’alliance de la Communauté de Valence et des îles Baléares pour travailler par exemple « en faveur de leur propre langue », Mazn a rencontré le doyen de la Académie Royale de Culture Valencienne (RACV), Jos Luis Manglano de Mas, et avec le président de Le Rat Penat, Enric Estève. Autrement dit, le président du PPCV a fait ses débuts en tant que tel ce mardi, rencontrant deux entités opposées à l’unité de la langue et à la Académie Valencienne de Llengua (AVL) qui comprend le Statut.

Lorsqu’on lui a demandé s’il reconnaissait l’AVL comme entité normative pour le valencien, Mazn n’a pas hésité à critiquer entre les lignes sa défense de l’unité de la langue catalane : « La ligne politique qu’elle a peut être améliorée parce qu’elle en fait justement trop politique. »

La réunion s’est également déroulée en présence du nouveau secrétaire général du parti, Mara Jos Catal, qui était également ministre de l’Éducation à son époque, bien que plus tard en tant que candidate du PP à la mairie de Valence en 2019, elle a signé Esteve pour sa liste. Bien qu’il ait fini par renoncer à l’acte, il l’a fait en dénonçant que le gouvernement de gauche de la Mairie était composé de partis pancatalans qui attaquaient l’identité des Valenciens, se référant surtout aux Comproms.

Et c’est le discours que récupère maintenant Mazn, dont le parti approuvait déjà lorsqu’il gouvernait un loi inita sur les signes d’identité, abrogé par le gouvernement Botnic et revendiqué à nouveau dans le cadre de la présentation politique qui a été approuvée au XVe Congrès au cours duquel il a été élu. La loi susmentionnée était déjà conçue à l’époque pour réglementer certains signes d’identité valenciens contre « l’ingérence catalane ».

Et, en effet, ce papier que le PP vient d’approuver -et qui comprenait une reconnaissance à l’AVL qui a finalement été supprimée- justifie la loi des signes de l’identité valencienne contre « ceux qui veulent s’imposer de l’extérieur », paroles de Mazn. Selon la présentation du PPCV, « notre langue n’est pas un dialecte, et notre Communauté n’est une branche de personne ».

Mazn lui-même était plus clair quelques heures avant sa réunion au siège du RACV en faisant référence au sommet entre les îles Baléares et la Communauté valencienne : « J’imagine que cela aura à voir avec Commonwealth prôné par le Président de la Generalitat, qui ne cesse de prendre des mesures en faveur d’un système colonial dépendant de la Catalogne« .

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