La justice avait déjà dû intervenir en 2008 contre l’agresseur d’Elda qui a été poignardé par sa fille de 12 ans

Cette année-là, il y a eu un épisode violent et des mesures judiciaires ont été prises, bien qu’il n’ait pas

Commissariat
Commissariat de police d’Elda (Alicante).EFE
  • Agression Une fillette de 12 ans poignarde son père pour l’empêcher d’étrangler sa mère

Ramn Hernndez, 61 ans, et Roseni Dosantos, 46 ans et originaire du Brésil, ils ne formaient pas un bon couple. Pendant des années, il a boycotté la coexistence avec une jalousie chronique que Roseni a décidé d’arrêter à l’aube lundi.

La femme voulait mettre fin à la relation et il a, selon des sources d’enquête, tenté de l’étrangler dans la maison qu’ils partagent tous les deux à Elda (Alicante) avec leurs filles de 12 et 20 ans.

Alors qu’il était au sol au-dessus d’elle, la fille l’a poignardé trois fois dans le dos pour l’obliger à la lâcher. Les deux sœurs avaient tenté en vain d’éloigner leur père de leur mère.

Roseni et Ramn se sont retrouvés à l’hôpital. Il est détenu et J. Elle a été admise dans un centre pour mineurs après que le procureur en ait décidé ainsi parce que sa sœur de 20 ans et mère d’un petit enfant ne pouvait pas s’occuper d’elle.

Les désaccords du couple n’étaient pas nouveaux. La justice avait déjà certifié il y a 13 ans un épisode violent entre les deux. Comme ce journal l’a appris de sources proches du dossier, un tribunal a engagé en 2008 une procédure pour des événements similaires.

Des mesures judiciaires ont été prises, précisent les mêmes sources consultées. Cependant, il ne s’est pas avéré s’il s’agissait de mesures préventives ou si l’affaire s’est soldée par un jugement définitif.

Les faits

Le fait est qu’après cela, Ramón et Roseni ont continué ensemble et un an après que les tribunaux ont dû intervenir, ils ont eu leur deuxième fille, J., la fille qui a poignardé son père pour défendre sa mère.

« Je pars, donne-moi mon argent », a crié Roseni à son mari tôt lundi matin alors que ses filles dormaient. Ils avaient commencé à se disputer pour une affaire domestique. Le différend s’est intensifié.

Ses filles ont quitté leurs chambres alarmées par le scandale. L’aînée a laissé son plus jeune fils au lit conscient de la gravité de ce qui se passait.

Ramn était convaincu que Roseni lui était infidèle. « Avant de vous donner l’argent, je vous tuerai », a répondu Ramón à son intention de quitter la relation et de quitter la maison.

Avec le coffre-fort où ils gardaient certaines sommes d’argent en main, Ramón s’illumina. Suite à la menace de mort, il l’a lancée sur Roseni et lui a tailladé la tête. Il est tombé par terre. Puis il s’est jeté sur elle et a essayé de l’étrangler.

La fille, dans un centre pour mineurs

J. est allé dans la cuisine, a attrapé un couteau et a donné trois coups de poignard dans le dos à son père pour lui faire lâcher sa mère. Des voisins, alertés par les cris, ont donné le préavis à la Police nationale. Une patrouille de la Sécurité citoyenne s’est rendue à la maison et les agents ont été les premiers à porter secours aux blessés.

Roseni et Ramn ont été emmenés à l’hôpital et il a été arrêté pour crime de mauvais traitements. Les blessures qu’ils présentent ne sont pas graves, comme l’indiquent les sources de santé consultées.

La brigade de police judiciaire du commissariat d’Elda a repris l’enquête. Parallèlement, le procureur des mineurs d’Alicante a pris en charge J. Après avoir analysé l’affaire et son environnement familial, le procureur a décidé qu’il devait être placé dans un centre de protection et de premier accueil pour mineurs. La fille est irréprochable puisqu’elle a moins de 14 ans.

L’Unité d’attention à la famille et à la femme (UFAM) de la Police nationale est également intervenue dans l’enquête pour clarifier ce qui s’est passé.

Comme Ramón, Roseni évolue également favorablement avec ce dont elle pourrait être déchargée dans les prochains jours. Victime de violences basées sur le genre, elle s’est vu offrir la possibilité de demander une carte de séjour car, selon les mêmes sources, elle ne l’avait pas traitée.

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