Le Parlement européen confirme que la Russie est intervenue en Catalogne

Un rapport de la commission créée pour analyser les ingérences étrangères dans l’Union européenne appelle à une enquête sur ces liens avec Moscou.

Josep Llu
Josep Llus Alay et Carles Puigdemont, lors d’une conférence de presse à Berlin en 2019.Felipe TruebaEFE
  • Catalogne L’ami russe du cercle de Puigdemont confirme qu’Alay s’est rendu à Moscou pour « faire passer son message »
  • Procédures L’enquête voit la main russe dans les émeutes de l’indépendance après la condamnation de 1-O

L’ingérence de la Russie dans le processus d’indépendance de la Catalogne est entrée à l’ordre du jour de la Parlement européen comme des preuves troublantes, parallèlement aux nouvelles révélations médiatiques et aux enquêtes des services secrets occidentaux sur la stratégie de guerre hybride promue par Moscou déstabiliser les démocraties.

C’est ce qu’indique le rapport de la commission créée pour analyser les campagnes de désinformation et les ingérences étrangères dans le Union européenne (INGE), présenté en tant qu’orateur par l’eurodéputé letton Sandra Kalniete après plus d’un an de travail. Cela met en garde contre le risque posé par les contacts entre les dirigeants indépendantistes catalans et les responsables russes et appelle donc à une enquête approfondie.

Le rapport de cette commission spéciale, une étape avant une proposition de résolution qui sera votée par la Chambre européenne et qui fixera le cap de la politique européenne en la matière, considère l’ingérence et la manipulation dans les réseaux de Russie dans de nombreuses démocraties à travers le monde et leurs processus électoraux, y compris le référendum britannique sur le Brexit, les élections présidentielles en La France et États Unis.

Mouvements de déstabilisation auxquels il faut ajouter le soutien de la Russie à l’extrême droite et à d’autres forces radicales agissant en L’Europe , dans des pays comme la France, Allemagne, Italie et L’Autriche, ainsi que les récentes découvertes sur les contacts étroits et réguliers entre les responsables russes et les représentants du mouvement indépendantiste catalan. Ce qui, de l’avis de cette commission spéciale, nécessite une enquête approfondie de la part des autorités européennes en raison des tentatives constantes de la Russie d’exploiter tout élément qui favorise la déstabilisation interne et la désunion de l’Union européenne.

Les conclusions de cette commission sont très importantes car elles soulignent, pour la première fois, la nécessité d’agir rapidement contre ces tentatives de déstabilisation du projet européen, avec une production industrielle de désinformation massive, et d’enquêter sur les contacts de la Russie avec le mouvement indépendantiste catalan. au moins depuis 2017, affirme Maite Pagazartunda, député européen de Cs.

services secrets russes

Le document de conclusions, qui doit désormais être soumis aux amendements des Eurogroupes, renforce et donne un contenu à la demande formulée par la session plénière de l’Eurochambre, le 16 septembre, pour que les liens du mouvement indépendantiste et des services secrets russes à faire l’objet d’une enquête. , après la New York Times révéler les contacts présumés de Josep Llus Alay, ancien chef d’état-major de Carles Puigdemont, avec des commandants des services secrets russes, des responsables liés aux guerres dites hybrides et des membres connus du crime organisé, sollicitant une aide politique et financière pour le procs.

Citant des rapports de renseignement occidentaux, le journal américain soutient qu’Alay, qui est accusé de détournement de fonds, s’est rendu à Moscou en 2019 et 2020, en compagnie de l’homme d’affaires russe. Alexandre Dmitrenko, chercher une bouée de sauvetage politique et financière pour procs. Des expéditions qui vous auront permis de prendre contact Oleg Syromolotov, vice-ministre des Affaires étrangères et ancien directeur du contre-espionnage du Service fédéral de sécurité (FSB), avec Andreï Bezrukov, agent du FSB, et avec Evgueni Primakov, relié à l’ancien dôme de la KGB et que Poutine a été nommé chef d’un bureau culturel qui servirait de couverture à des opérations secrètes.

★★★★★