Les Aragons demandent dès le départ le 2 août au gouvernement la cogestion du butin des fonds de l’UE

Profiter de la rencontre bilatérale du 2 août pour revendiquer le contrôle de l’aide

Aragon
Aragons et Sánchez, lors de leur rencontre à Moncloa.EFE

Que le référendum et l’amnistie soient des exigences non négociables n’implique pas que la Generalitat va renoncer à des missions plus tangibles et acceptables à court terme. C’est ce qui explique l’urgence du Gouvernement à fixer la première réunion de la commission bilatérale entre l’Exécutif central et le catalan, qui finira par avoir lieu le 2 août à la volonté expresse du Cabinet dirigé par Père Aragons, qui a accepté de reporter la réactivation de la table des négociations sur le conflit jusqu’à la troisième semaine de septembre.

La Generalitat – être représentée par Laura Vilagr, ministre de la Présidence et bras droit du président- se rendent au rendez-vous à la recherche du butin des fonds européens. La cogestion des aides reçues par l’Etat occupera la première place à l’ordre du jour du sommet. Surtout obsédé par l’idée de décider du sort des jeux européens, il déclarait les Aragons depuis la campagne électorale, conscient de l’influence qu’auront les aides sur la reprise économique après la pandémie.

Malgré le fait que pour être investi, il a dû céder la gestion éventuelle de ces fonds à JxCat – pour être le directeur de l’économie, Jaume gir, qui les protégera s’il y a un accord avec le gouvernement-, Aragons veut continuer à se présenter au public comme celui qui, avant d’atteindre la présidence de la Generalitat, signera les missions de Pedro Sánchez, telles que la suppression de la dernier outil de contrôle financier des comptes de la Generalitat ou du projet d’harmonisation fiscale.

Parmi les demandes du gouvernement catalan figure également le retrait du recours en inconstitutionnalité contre la loi sur le logement de la Generalitat, qui permet de réguler le prix des loyers et qui est déjà appliqué à Barcelone, entre autres villes. Ne pas avoir revendiqué la suspension de la norme tant qu’il n’y a pas eu d’arrêt de la Cour constitutionnelle n’est pas un geste suffisant pour le gouvernement, qui souhaite voir une réglementation que l’ERC signale depuis la dernière législature.

Avoir sa voix propre et décisive dans le projet d’agrandissement de l’aéroport d’El Prat – qu’Aena est déterminé à promouvoir – sera la troisième des demandes que le gouvernement catalan transmettra à la commission bilatérale le 2 août.

Les revendications d’importance politique et de teinte sécessionniste attendront après la Diada.

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