Le procureur anti-corruption demande 21 ans de prison pour l’ancien délégué du gouvernement à Valence pour avoir truqué des concours d’incendie

Le ministère public attribue à Serafin Castellano les délits de mensonge, de corruption, de prévarication, de détournement de fonds et d’association illicite

Séraphin
Serafn Castellano, lors d’une comparution devant les tribunaux de Valence en 2016.Jos Cullar
  • tribunaux Le juge envoie 32 personnes impliquées dans le « cartel des incendies » à la magistrature pour avoir truqué des contrats de lutte contre les incendies
  • la corruption Arrestation du délégué du gouvernement à Valence, Serafin CastellanoCaceras, montres, argent et jambons en échange de contrats de 33 millions

La Procureur anticorruption demande une peine de prison de 21 ans pour Serafin Castellano, ancien délégué du gouvernement en Valencepour la gestion des concours contre les incendies en faveur de l’entreprise Avialsa, que je lui ai offert en retour avec de nombreux cadeaux. Le Ministère Public lui impute les délits de mensonge, corruption, prévarication, détournement de fonds et association illicite dans le cadre de l’affaire dite du cartel du feuqui a été révélé par LE MONDE.

Le ministère public soutient que Castellano « avait une relation intense et corrompue » avec l’homme d’affaires Vincent Huert, propriétaire de ladite société, alors qu’il était « conseller à la Generalitat valencienne de justice et administrations publiques entre 1999 et 2000 ; de santé entre 2000 et 2003 ; et de gouvernance et justice entre 2007 et 2014 ». « Tous les deux, ainsi que la famille et les amis de Serafn Castellano », affirme le parquet, « ont partagé de multiples activités de loisirs dans lesquelles ils ont établi la manière de procéder au profit de Huerta et de ses entreprises à l’occasion de marchés publics avec l’administration régionale « . « Huerta a fait en retour », ajoute l’acte d’accusation Anticorruption, « des cadeaux et des paiements à Castellano et à ceux qui étaient théoriquement invités par ce dernier ».

De cette façon, « ils se sont compris de sorte que, au profit d’Avialsa, les contrats ont été prolongés aux dépens du trésor public par des prolongations abusives, l’imposition de sanctions pour non-respect des conditions qui y étaient imposées a été omise ». Mais aussi pour que « des contrats soient passés et signés, sans les déclarer caducs, le cas échéant, en cas de non-respect des clauses fixées dans le cahier des charges et que des sommes importantes aient été indûment versées ».

« En retour », résume le parquet, « Huerta a récompensé Castellano financièrement » avec « des chasses et chasses multiples » ainsi que « du matériel pour les activités de chasse ». Entre autres cadeaux, comme le révèle ce journal, « un fusil Browning d’une valeur de 1 861 euros » qui était immatriculé au nom du ministre de l’époque. Il a également donné à Castellano « d’excellents services dans les hôtels et les restaurants ».

L’anti-corruption demande pour l’homme d’affaires Huerta une peine de plus de 33 ans de prison après l’avoir accusé d’une série de crimes.

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