Le gouvernement andalou et Vox amorcent le dégel après avoir rejeté l’avance électorale

« C’est comme ça », dit le porte-parole de Vox après que le Conseil a admis ses amendements dans le dernier décret d’aides aux entreprises par le Covid

Le porte-parole de Vox, Manuel Gavira, au Parlement andalou.
Le porte-parole de Vox, Manuel Gavira, au Parlement andalou.EDUARDO BRIONESPRESSE EUROPE
  • Analyse Les ponts pas complètement rompus entre Vox et le gouvernement andalou

Le gouvernement andalou a entrepris une série de manœuvres pour détendre vos relations avec Vox qui, pour le moment, ont été bien accueillis par les partenaires parlementaires – jusqu’à il y a une semaine, qui ont déjà annoncé qu’ils soutiendraient certains des projets en cours, comme le Loi contre la fraude et la corruption ou encore le décret d’aides aux entreprises et aux indépendants approuvé ce mardi en conseil des gouverneurs du directoire.

Bien que Vox affirme que le rapport lancé la semaine dernière est maintenu, le discours de son porte-parole, Manuel Gavira, est désormais plus conciliant du fait des gestes posés par le PP, mais aussi au vu de la détermination affichée par Juanma Moreno de ne pas avancer. les élections, comme le prétend le parti Santiago Abascal. C’est le PP qui a assumé le rôle de chef de file dans ce exercice de dégivrage, puisque Ciudadanos rechigne à faire des concessions, à quelques exceptions près, dans une stratégie de distanciation vis-à-vis des postulats les plus radicaux de Vox.

Manuel Gavira a expliqué dans une apparition devant les médias que le gouvernement andalou leur a donné le transfert de la Dernier décret d’aides aux entreprises et aux indépendants, ce qui a permis à Vox de « apporter des contributions et de l’améliorer ». « C’est comme ça », a affirmé le porte-parole, qui annonce que l’exécutif de Juanma Moreno retrouvera son soutien pour les propositions qui ont « l’empreinte » par Vox.

On s’en souvient, le parti d’extrême droite avait refusé ses votes à tout ce qui ne portait pas expressément sa signature. Par conséquent, il a refusé de soutenir le projet de réforme de la loi foncière à la Chambre autonome. Cependant, après les contacts des derniers jours, la signature n’est plus une exigence essentielle, mais l' »influence » de Vox dans le contenu. Et la reconnaissance expresse du gouvernement andalou. C’est ce qu’elle a fait ce mardi, par exemple, la conseillère en emploi, Blanc Roco (Cs), lorsqu’il a expressément cité Vox comme responsable du fait que le dernier décret d’aide du Covid a incorporé les forains comme bénéficiaires.

Le guide du conseiller Blanco est l’exception au sein de Ciudadanos, qui maintient publiquement la ligne dure vis-à-vis des partenaires parlementaires et il semble confortable de laisser la responsabilité du rétablissement des relations avec Vox entre les mains du PP.

Dans le cas de la loi contre la fraude et la corruption, Manuel Gavira a garanti le soutien de son groupe et a rappelé que le projet est à un stade avancé de traitement, il n’y a donc plus de place pour des amendements à l’intégralité comme celui qui a prospéré contre la loi du pays. En fait, Gavira a reconnu que, trente amendements présenté par son groupe au texte, le gouvernement en avait admis « au moins 25 », ce qui suffit à lui valoir le soutien de Vox.

Le président du conseil d’administration, Juanma Moreno, a nié activement et passivement qu’il allait faire avancer les élections. Votre conseiller à la Présidence, Elas Bendodo, est arrivé lundi pour fixer une date à la convocation électorale (27 novembre 2002) pour tenter de trancher définitivement le débat, pointant l’épuisement de la législature à ses dernières conséquences. Et, s’il n’y a aucune perspective d’avancement, le parti de Santiago Abascal risque que sa manœuvre d’attrition contre la coalition PP-Cs finisse par faire des ravages.

Comme ce journal l’a publié, les premiers contacts pour détendre l’atmosphère entre le gouvernement andalou et Vox ont eu lieu jeudi, après la session plénière qui avait consommé la pause. Là, les députés de Vox ont déploré le manque de communication avec le gouvernement andalou et le « personne » permanent de leur groupe parlementaire.

La faillite de l’alliance avec Vox s’est révélée avec la concentration que Santiago Abascal a menée, aux portes du Palacio de San Telmo, dimanche 23, pour dénoncer l’accueil des mineurs immigrés par le Conseil après la crise de Ceuta.