Le colonel a communiqué ce mercredi à son entourage le plus proche qu’il quitterait le service actif le 15 février après près de 35 ans de dévouement à l’Institut armé.
Manuel Snchez Corb, en son temps à la tête de l’UCO.
Le colonel Manuel Snchez Corb, qui a été démis de ses fonctions à la tête de l’Unité centrale d’exploitation (UCO) peu après l’arrivée de Fernando Grande-Marlaska à la ministre de l’Intérieur, a quitté la Garde civile après près de 35 ans de service pour signer pour l’entreprise privée.
Manuel Snchez Corb a signé pour Actionner, une entreprise espagnole de gestion des infrastructures et des énergies renouvelables, comme le confirment des sources proches de ce commandement de la Garde civile qui, après avoir quitté l’UCO, prend la tête de la Service de protection et de sécurité de l’Institut armé.
Le colonel a communiqué ce mercredi à son entourage le plus proche que le 15 février, il quittera le service actif après près de 35 ans de dévouement dans la Garde civile, avec une carrière où il occupait un poste pertinent dans la lutte contre l’ETA, comme en témoignent les livres comme Histoire d’un défi et sa participation à la série documentaire Le défi: ETA.
Dans ses adieux, il a fait savoir qu’il quitte tristement la Garde civile mais avec la satisfaction du devoir accompli et du respect de ses collègues, ce qui lui permet d’aborder son nouveau projet professionnel avec enthousiasme. Lors de son passage à l’UCO, de nombreuses opérations anti-corruption ont eu lieu ainsi que des enquêtes telles que la disparition de Diana Quer.
Le limogeage de Sánchez Corb à la tête de l’UCO a été signé peu après l’arrivée de Grande-Marlaska au ministère de l’Intérieur à la mi-2018. La décision a été prise après que ce commandement de police a envoyé un courrier électronique à ses subordonnés dans lequel il expliquait qu’il avait d’arrêter les opérations liées au poste de fonds réservé car il avait été gelé avec l’arrivée de la nouvelle équipe ministérielle.
La Cour nationale a entériné cette cessation d’un poste librement désigné, étant entendu qu’elle était formulée dans les besoins du service d’un membre de la Garde civile, y compris les commandements, dans le cadre du principe de discipline et de fonctionnement qui régit l’Institut armé.
C’est ce qu’allègue le département dirigé par Fernando Grande-Marlaska lorsqu’il a limogé un autre colonel de la Garde civile, Diego Prez de los Cobos, en tant que chef de la Commanderie de Madrid lorsque des agents de la police judiciaire ont enquêté sur la relation possible entre la manifestation du 8-M et la contagion du coronavirus au début de la pandémie de Covid-19.
