United We Can et les indépendantistes basques et catalans s’unissent pour accélérer la libération de l’ETA

Oriol Junqueras et Arnaldo Otegi prennent un bain avec la foule lors d’une marche pour les prisonniers du gang avec des milliers de personnes dans les rues de Saint-Sébastien

Junqueras qualifie la déclaration de Bildu de « courageuse et sincère »
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  • pays Basque Otegi : « Nous avons 200 prisonniers en prison et si pour les faire sortir nous devons voter les budgets, alors nous les votons »

L’ancien prisonnier gracié par le gouvernement Oriol Junqueras et le leader de l’EH Bildu Arnaldo Otegi ont été applaudis et acclamé pendant la marche par les prisonniers de l’ETA dans lequel les personnes condamnées pour avoir participé à la procs Mouvement indépendantiste catalan avec les partis nationalistes basques et United We Can. Junqueras et Otegi ont fusionné dans une étreinte après que le secrétaire général de l’ERC ait apprécié la « déclaration courageuse et sincère » faite par EH Bildu et Sortu dans les jardins d’Aiete concernant la « douleur » des victimes. Mais la marche à laquelle les deux ont participé avec des milliers de personnes a exigé que le gouvernement Sanchez change la politique pénitentiaire pour accélérer la libération des prisonniers de l’ETA.

Des représentants de Podemos, PNV, EH Bildu, ERC et JpCat ont mené la marche en faveur des prisonniers de l’ETA dans les rues de Saint-Sébastien avec laquelle il est prévu que tous les détenus du gang soient approchés aux trois prisons du Pays Basque. Oriol Junqueras, Dolors Bassa, Carme Forcadell, Ral Romeva et Josep Rull ont été reçus par les organisateurs et par des représentants d’EH Bildu tels qu’Arnaldo Otegi, Mertxe Aizpurua, Maddalen Iriarte ou Jon Iurritu. Junqueras et Otegi se sont embrassés avant de commencer le voyage au cours duquel le leader de l’ERC a répondu le poing fermé aux applaudissements en répétant le « Euskal presoak etxera » (prisonniers basques, chez eux) que les participants ont crié le long du Paseo de La Concha.

Junqueras a ignoré lors d’une brève apparition devant les médias les références aux prisonniers de l’ETA pour valoriser la déclaration d’Aiete lue lundi dernier par Arnaldo Otegi et Arkaitz rodriguez. « Une déclaration reconnaissant en termes de douleur causée par l’action armée et vérifiant que le Pays basque suit la voie du dialogue et de la négociation et d’un accord pour la résolution du conflit politique que la société catalane a soulevé avec l’État espagnol et aussi le Pays basque société avec l’État espagnol », a fait remarquer le secrétaire général de l’ERC.

Aussi l’ancien prisonnier et condamné par la Cour suprême Josep Rull de Junts per Catalunya a participé à la marche pour réclamer « générosité envers l’État espagnol » de sorte qu’il se termine par « l’exceptionnalité » dans l’application de la politique pénitentiaire aux détenus du gang. « Cela n’a pas de sens que 10 ans après la disparition de l’ETA, l’État espagnol continue avec une loi pénitentiaire exceptionnelle. Dans cette situation, beaucoup de générosité et de l’État espagnol sont requis », a déclaré Rull.

La marche a commencé après 17h00 du tunnel du Vieux à Saint-Sébastien et les membres du Collectif des Victimes du Terrorisme (Covite) ont lancé pasquines et ont affiché deux banderoles à l’époque où en basque et en espagnol le mot politicos et ‘gudariak (soldats en basque) apparaissent barrés par celui d' »assassins » en rapport avec les terroristes de l’ETA. Les participants à la manifestation se sont mis à crier « Zuek fascistak, zarete terroristak » ((Vous les fascistes, vous êtes les terroristes, en espagnol) pendant quelques minutes en plus d’exiger qu’ils quittent Euskadi en basque. Des cris aux membres de Covite ont été l’ancien membre de l’ETA Jess Mara Zabarte ‘boucher de Mondragn’.

Tension à Saint-Sébastien entre Covite et des manifestants en faveur des prisonniers de l’ETAATLAS

La manifestation s’est terminée dans les jardins d’Alderdi Eder dans le centre de Saint-Sébastien, où Sare a dénoncé qu’une « violation des droits » est appliquée à la près de 180 détenus toujours derrière les barreaux. « Avec l’application d’une politique pénitentiaire ordinaire, plus d’un tiers de ces prisonniers seront chez eux aujourd’hui », ont protesté les organisateurs de la marche, qui ont fait pression sur le gouvernement de Pedro Sánchez pour qu’il transfère tous les prisonniers de l’ETA dans les prisons d’Euskadi et de Navarre.

De plus, selon leurs estimations, il existe désormais 10 membres de l’ETA au troisième degré quand, si le régime ordinaire était appliqué, il pourrait être de 70, dont 52 seront déjà en liberté surveillée. En outre, les manifestants affirment également que 90 % des membres de l’ETA emprisonnés bénéficient déjà de permis de détention et critiquent les décisions de la Haute Cour nationale qui ont annulé les décisions des commissions de traitement des prisons en vérifiant que les détenus de l’ETA ne se conforment pas aux exigences légales en en utilisant une « lettre standard » comme l’a révélé EL MUNDO dans laquelle il n’y a pas de demande de grâce et il n’y a pas de collaboration avec la Justice pour clarifier l’auteur des plus de 350 crimes de l’ETA sans résoudre.

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