Un travailleur mécontent a révélé l’intrigue du « showman » Jos Luis Moreno

Opération contre une organisation criminelle

L’organisation a prévu la création d’une banque à Malte « conçue pour le crime »

La Garde civile, dans le châle
La Garde civile, dans le châle de Jos Luis Moreno.EFE
  • L’arrestation Le producteur Jos Luis Moreno arrêté pour délits de blanchiment d’argent, d’escroquerie et d’organisation criminelle
  • Enquête L’intrigue de Jos Luis Moreno voulait créer une banque à Malte « conçue pour le crime »

L’enquête qui a permis de déjouer le complot international de fraude fiscale et de blanchiment d’argent dans lequel le producteur est impliqué Jos Luis Moreno Elle a été initiée par la déclaration d’un de ses plus proches collaborateurs.

La coopération du travailleur avec la Garde civile a commencé après la dernière agression subie par Moreno dans son châle à Boadilla del Monte (Madrid), selon des sources de l’enquête. Les agents ont ensuite procédé à un interrogatoire et ont assis leur cercle le plus proche devant eux. Un de ses employés, mécontent du traitement par le forain, j’ai décidé de parler.

Il a raconté les prétendues relations de son patron d’alors avec un réseau auquel on attribue l’appropriation d’argent de crédits bancaires et privés – par le biais de sociétés d’affichage– avec la collaboration des directeurs de banque.

Une fois l’argent détourné via le réseau de partenariat, les clients ne pouvaient plus le récupérer. L’escroquerie est estimée à 50 millions d’euros et parmi les projets les plus immédiats de l’organisation figurait, selon les chercheurs, la création d’une banque à Malte conçue pour le « crime économique ».

Banques affectées

Les sommes prétendument blanchies étaient destinées, entre autres, à Suisse, Panama et les Maldives. La Garde civile de Barcelone et l’Unité de délinquance économique et fiscale (Udef) de la police judiciaire du siège supérieur de Madrid ont entamé une enquête pleine de plis, qui s’est même étendue au côté du trafic de drogue, puisqu’une partie du réseau lavait l’argent de la trafic à des tiers, selon les enquêtes.

Puis vinrent les plaintes des entités bancaires concernées. Le premier était celui de Abanca, ce qui a permis de savoir après Liberbank, Bankinter, ING Oui Bankia ils avaient également été victimes du groupe. En abusant des opérations bancaires, le complot aurait réussi à frauder plus de 1 300 000 euros, ont assuré les enquêteurs.

Pour ce faire, ils collectent les enquêtes, les cadres supérieurs – parmi lesquels se trouve Moreno – ont fait appel à des directeurs d’agence, des ouvriers et même un notaire rémunéré. De cette façon, précisent-ils, ils ont augmenté leur capacité criminelle et leur recel.

La participation des employés de la banque signifiait que personne ne réclamait de l’argent à l’organisation. De plus, une partie de l’intrigue simulait une activité inexistante pour justifier les revenus monétaires « millionnaires » générés par les ventes de médicaments.

Argent transporté par l’Espagne

Au cours de l’enquête, une intervention a été menée au cours de laquelle plus d’un million d’euros en espèces ont été saisis sur un « mulet ». Cet homme travaillait pour l’organisation transportant, dans des véhicules à double fond, de grandes quantités d’argent liquide à travers l’Espagne et aussi dans le reste de l’Europe.

Les agents ont procédé à un total de 53 arrestations liées à l’activité de cette organisation et ont effectué plus de 60 perquisitions à Madrid, Barcelone, Valence, Murcie et Alicante.

Jos Luis Moreno a été arrêté à huit heures du matin ce mardi dans son châle à Boadilla del Monte. Les agents le placent, avec d’autres personnes, dirigeant le réseau de l’entreprise.

Selon les agents, les détenus ont créé des entreprises de bonne réputation pour proposer des projets commerciaux de toutes sortes qui ne se sont jamais concrétisés. La Cour centrale d’instruction numéro 2 commande la procédure.