Les citoyens arrêtent la guerre avec le PP pour ne pas « faire des excuses » à une avancée électorale en Andalousie

Le parti d’Ins Arrimadas refuse de faire de la crise de Grenade une cause nationale

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Le leader de Ciudadanos, Ins Arrimadas, hier, au Congrès.

Ciudadanos est contenu et essaie d’empêcher par tous les moyens que la guerre municipale déclenchée avec le PP à Grenade, et qui a le maire orange le plus important d’Espagne avec de l’eau autour du cou, ne devienne une cause d’affrontement national entre les dirigeants des deux des soirées. Il a donc choisi d’appliquer une stratégie de pare-feu pour empêcher la propagation de la crise à d’autres niveaux, à la fois dans la Junta de Andaluca et dans les relations officielles entre le PP et Ciudadanos.

Pendant ce temps, chaque jour qui passe, le maire de Grenade, Luis Salvador, a plus de mal à tenir le relais, car le PP a abandonné le gouvernement local, a retiré son soutien au conseil municipal et a pris avec les deux conseillers de Cs. Ce qui a laissé Salvador avec le soutien d’un seul maire fidèle et sans marge pour endurer ainsi deux années de plus.

Malgré cette manœuvre, puisque Cs considère que le PP viole de manière flagrante son accord de gouvernement pour quatre ans signé en 2019, la réalité est qu’Ins Arrimadas a choisi d’éviter le clash avec Pablo Casado. Cette façon de procéder peut être étrange dans le cas du maire principal de Cs. Cependant, il a une explication : il ne veut pas donner d’excuses au PP pour faire avancer les élections en Andalousie ou provoquer des problèmes similaires dans les dizaines de municipalités où il existe des accords de gouvernement entre les deux. Maximum dans la situation actuelle de faiblesse.

Pour cette raison, les sources de Cs refusent de tomber dans une confrontation ouverte et s’engagent à circonscrire la crise de Grenade à la sphère locale, en attendant qu’elle y soit résolue, et sans s’impliquer ni s’interposer avec Gnova.

La thèse retenue par les sources de gestion est qu’il faut rechercher la paix lorsqu’il s’agit d’un partenaire avec lequel les communes sont partagées. La position actuelle est donc celle de la prudence et du calme, en attendant ce qui se passera dans les semaines à venir.

Il faut se rappeler qu’il y a eu récemment un déjeuner entre Arrimadas et Casado pour jeter des ponts et réparer les relations rompues après l’échec de la motion de censure à Murcie. Et cela s’est traduit par un ton retenu des dirigeants Cs lorsqu’ils ont parlé, par exemple, de l’imputation Cospedal.

PP et Cs ont des accords de partage des maires (appelés deux plus deux) dans une vingtaine de communes et il y a des accords de coalition en quinze jours. Par ailleurs, l’allègement pour lequel le parti orange doit prendre le maire de Badajoz est en attente d’être exécuté.

Des sources de Cs montrent leur colère contre la manœuvre du PP de Grenade pour réclamer le maire maintenant, car elles soulignent que le pacte signé est pour quatre ans. Alors que le PP fait allusion à un prétendu accord verbal pour réclamer une distribution de deux ans. Dans Cs, ils voient le jeu du PP de Grenade comme une vendetta de Fran Hervas contre Salvador, et comme faisant partie de la stratégie qu’il mène pour attaquer Cs. De leur côté, les sources du PP excluent que Grenade va provoquer une avancée électorale et séparer la crise de la relation avec Arrimadas.

Il y a aussi la présidente du Conseil, Juanma Moreno, qui a nié hier la possibilité d’élections et que la tension pourrait avoir des effets sur le pacte d’autonomie. Rien, absolument rien, ne peut nous détourner de ce grand objectif qui est de retrouver une normalité économique, sociale et sanitaire, a-t-il défendu. Malgré la tentative de PP et Cs d’isoler le problème localement, Vox en a profité pour inciter au conflit en accusant les oranges d’être devenus un cheval de Troie du PSOE dans le gouvernement andalou.