Le PP fait appel à la Cour constitutionnelle du décret qui empêche l’expulsion de ceux qui occupent les maisons « sans violence »

Pablo Casado rejoint les plaintes des régions autonomes sur la distribution des fonds européens et la qualifie de «péronisme» clientéliste

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Le président du PP, Pablo Casado, a présenté ce samedi la candidature du PPC pour les prochaines élections catalanes, dirigé par Alejandro Fernndez.
EFE

Le Parti populaire présentera lundi un recours devant la Cour constitutionnelle « contre l’arrêté royal qui facilite les squats en Espagne ». Cela a été annoncé par Pablo Casado lors d’une cérémonie organisée à Barcelone pour présenter les candidatures de son parti aux élections catalanes.

Jeudi, l’arrêté royal du gouvernement est entré en vigueur, ce qui, de l’avis de Casado, «facilite l’usurpation de biens immobiliers», car il «allège les combats contre lui». Ce que l’exécutif a fait, c’est de modifier la règle approuvée en décembre qui permet le lancement dans tous les cas où il y a eu un crime, pour clarifier que les squatteurs ne peuvent pas être expulsés d’une maison lorsque l’usurpation de celui-ci s’est produite sans «intimidation ou violence».

Dans le nouveau libellé, introduit par décret-loi, il est établi que, tant que l’état d’alerte dure, les squatteurs ne peuvent être expulsés de la propriété « que lorsque l’entrée ou le séjour dans la propriété a eu lieu par intimidation ou violence contre les personnes ».

En ce sens, Casado s’est demandé « ce qui est plus violent que d’entrer dans une maison que vous possédez », et a averti qu’il y avait une vague d ‘ »insécurité juridique » et c’est pourquoi il est urgent « de donner la tranquillité d’esprit aux gens dans la rue « .

Il s’agit du deuxième recours contre une réglementation du logement qui soulève le PP devant le TC ces derniers mois. L’autre a été présenté contre la loi sur la location de Catalogne. Une ressource, justement, pour laquelle le «populaire» a embauché le cabinet d’avocats Albert Rivera.

Casado a assuré que la moitié des squats signalés en Espagne se produisaient en Catalogne. « Aujourd’hui 20 squats ont été annoncés en Catalogne, hier encore 20, demain encore 20 … c’est la moyenne », a-t-il souligné. Pour lui, ces données amènent la cause qu’Ada Colau, maire de Barcelone, « ne condamne pas » les squats, et que la Generalitat l’encourage et que l’exécutif national rend difficile la lutte contre ce « fléau ».

Pour Casado, ce nouveau décret n’est pas né d’un affrontement entre United We Can et le PSOE. « Les dissidents ont convenu au sein du gouvernement de ne plus filtrer », a-t-il dit. « Ils essaient de dire que l’opposition fait également partie du gouvernement, et non », s’est-il plaint. A son avis, il ne s’agit pas d’un gouvernement «à deux âmes», mais d’un «sans tête».

Le président du PP a également approuvé les plaintes des communautés autonomes concernant les fonds européens et le plan de l’exécutif pour leur absorption. « Ces fonds vont être distribués de manière arbitraire et clientéliste sans rendre compte à l’opposition, aux communautés autonomes et au Parlement », a prédit Casado. « Nous allons nous battre pour que cela ne devienne pas un péronisme en Argentine, dans un plan E », a réglé le président du PP.