La Police traque les images de l’agression dans les Sanfermines pour arrêter les auteurs au plus vite

Des agents de la police municipale et nationale ont été infiltrés dans la « zone chaude » où le maire de Pampelune, des représentants de l’UPN et des membres de l’Église ont été harcelés

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Les enquêtes avancent à pas de géant. Les identifications des radicaux abertzales qui a attaqué le gouvernement municipal de Pampelune pendant la Procession de San Fermin se produisent avec une rapidité extraordinaire. A tel point que, comme expliqué à LE MONDE sources des enquêtes, on précise que dans les prochaines heures il y aura des arrestations.

Ces sources expliquent que des progrès sont actuellement en cours dans l’étude de toutes les images recueillies sur les incidents. Parce que, de plus, dans la zone chaude, dans le rue de la curiese sont infiltrés parmi les agents radicaux du Police municipale et la Police Nationale, qui ont également obtenu des images des troubles et qui participent activement à l’identification des auteurs des injures, bousculades, crachats, menaces et agressions.

Selon ces sources, beaucoup de ceux identifiés sont connus de la gauche abertzale, qui figurent à la fois dans les fichiers de la police et de la garde civile : « Ce sont des classiques ». Ces sources expliquent que l’échange d’informations entre les différents organes est « rapide et impeccable ». Ils soulignent que beaucoup de ceux qui étaient dans le tumulte étaient même des connaissances des représentants de Bildu, avec qui ils ont échangé des salutations et des sourires complices tandis que les représentants de l’UPN étaient menacés, insultés et agressés.

Ces sources expliquent que les arrestations toucheront ceux qui ont participé aux attentats. Lors des incidents, trois policiers municipaux ont été blessés. Les autres, ceux qui ont menacé et insulté, peuvent faire face à des sanctions administratives passibles d’amendes sévères.

Les responsables de la sécurité des parties considèrent que la violence qui s’est produite hier « est beaucoup plus importante que celle des autres années. Il y a eu une plus grande agressivité ». Le cri qui a prévalu : « UPN kanpora ».

Des affiches contre l'Église lors de la manifestation de jeudi à Pampelune.
Des affiches contre l’Église lors de la manifestation de jeudi à Pampelune.Jess digèreEPE

prêtres escortés

La cible des harceleurs : des représentants de l’UPN et des membres de l’Église, qui, pour la première fois, ont demandé aux agents de les escorter jusqu’à l’entrée de l’Église de peur d’être acculés et agressés. « Cette agressivité avec les prêtres n’avait pas de précédent », soulignent ces policiers.

Comme ils l’expliquent, l’action policière avait deux objectifs. La première, encapsuler tout l’entourage pour tenter d’éviter les agressions. Mais aussi, un second plan : éviter les affrontements entre les abertzales et ceux qui étaient dans la rue Curie pour applaudir leurs représentants. « C’est que la crainte qu’ils en viennent aux mains était claire », soulignent ces sources, qui rappellent que des familles entières assistent à ce cortège.

Ils insistent sur le fait que l’identification des plus radicaux progresse régulièrement et que les incidents seront poursuivis, « car ce sont des atteintes à l’autorité ». Ils n’excluent pas, même, que les arrestations interviennent pendant les vacances, qui en sont à leur deuxième jour.

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