La crise de la réforme du travail oblige Pedro Sánchez à convoquer Nadia Calvio et Yolanda Daz pour unifier une position

Le président et le ministre conviennent que le parti travailliste continuera à mener la négociation mais une table parallèle est créée pour que le gouvernement prenne position

Ribera, Calvi
Ribera, Calvio, Snchez et Yolanda Daz, ce mardi.EFE

La crise ouverte au sein du gouvernement en raison de la réforme du travail a contraint Pedro Sánchez à intervenir pour régler un problème qui a causé l’érosion, endommagé le dialogue social et affaibli l’image devant l’Europe. Le président du gouvernement a convoqué une réunion le 2 novembre, à laquelle participeront, entre autres, les vice-présidentes Nadia Calvio et Yolanda Daz, pour déterminer la position de l’exécutif à la table du dialogue social.

La querelle au sein de la coalition, avec des positions opposées sur le bien-fondé de la réforme et la portée du pacte entre syndicats et patronat, avait tendu et fait craquer, cette fois sérieusement, les coutures de la coalition.

La réforme du travail est une question nucléaire pour United We Can, et Daz était prêt à pousser ce différend avec Calvio jusqu’aux dernières conséquenceset Sánchez lui-même, qui a pris le parti de ce dernier.

L’affrontement avait semé la coexistence entre partenaires avec méfiance. Au PSOE, ils se doutaient qu’à leur avis, Daz avait plus d’harmonie et de relations avec les syndicats qu’avec l’employeur. A Unidos Podemos, ils considéraient que la participation d’Economa à la négociation ne faisait que conditionner le dialogue et non abroger la réforme du travail.

Dans cet environnement, Daz a envoyé mardi un document au reste des ministères afin d’aborder la réforme à mener et dans les derniers jours, il avait demandé à Sanchez de diriger lui-même le dossier.

Le ministre du Travail a accusé le PSOE de ne pas vouloir réformer le marché du travail ou aborder des questions compromises telles que l’ultra-activité ou la prédominance des accords sectoriels sur les accords d’entreprise.

Appel le 2 novembre

« Nous allons, encore une fois, poser des limites », a déclaré la ministre du Travail de Rome en relation avec le fait qu’elle « pensait que les divergences étaient closes » depuis longtemps. Cependant, Daz a montré sa « satisfaction » en « discutant une nouvelle fois de la portée et du contenu » de la réforme du travail avec son partenaire gouvernemental.

Le PSOE défend qu’il s’agissait d’un « problème de méthodologie, pas de contenu ». United We Can, qui était une question « de fond, de contenu et non de méthode ». Le directeur général a pris des mesures en la matière et a convoqué le 2 novembre Calvio, Daz ainsi que les ministères des Finances, de la Sécurité sociale et de l’Éducation, « pour fixer la position du gouvernement à la table du dialogue social, aux termes de la coalition accord gouvernemental », comme l’a expliqué le gouvernement.

Sur la base des « termes de l’accord de gouvernement de coalition », expliquent des sources gouvernementales. Une appréciation importante. Le pacte du gouvernement stipule : « Nous abrogerons la réforme du travail. Nous récupérerons les droits du travail supprimés par la réforme du travail de 2012 ». Et il envisage l’ultra-activité et la prédominance des accords sectoriels sur les accords d’entreprise, comme le voulait Daz.

A Unidos Podemos, ils ont l’intention de quitter la réunion mardi prochain avec un « pacte politique » convenu. La stratégie logement Il s’agira d’exiger que le Premier ministre prenne position : en faveur du respect de l’accord de coalition ou en faveur du soutien, une nouvelle fois, au ministre Calvio. « Podemos ne veut qu’exécuter le pacte », relatent les sources consultées par ce journal, qui estiment que cette réunion a été convoquée après que le PSOE a « refusé » de préciser quel est son point de désaccord depuis des jours.

Le membre minoritaire de l’exécutif, signe que le problème « n’est pas qui », disent-ils, a choisi de ne pas exiger une plus grande présence de leurs ministères à la réunion, malgré le fait qu’au cours des dernières heures, il a été spéculé qu’ils ferait pression sur leur partenaire avec une plus grande part dans la négociation.

Ainsi, à l’heure actuelle United We peut gérer l’idée que Daz vient, métaphoriquement parlant, avec l’accord du gouvernement d’une part et la bibliothèque de journaux de l’autre. Il n’y aura pas d’autre proposition que d’exiger que la branche socialiste de l’exécutif – dirigée par Snchez – s’engage à abroger la réforme du travail, comme Daz l’a demandé à l’Italie ce mercredi, et comme il le fait remarquer depuis mars. La rencontre servira, espèrent-ils dans United We Can, à « reconfirmer » ce que les deux partenaires ont scellé fin 2019.

Calvio et Escriv entrent pour négocier

La Moncloa admet, en accord avec la deuxième vice-présidence, que la table des négociations pilote, comme elle le fait depuis mars dernier, le ministère du Travail dans la figure du secrétaire d’État à l’Emploi, Joaqun Prez Rey, mais siège en permanence à cette table une personne du ministère des Affaires économiques (Calvio) et une autre du ministère de la Sécurité sociale (Jos Luis Escriv) -il y aura deux PDG- qui, de facto, suppose en quelque sorte protéger la négociation, mais en respectant que le bâton appartient à Daz.

La décision est que les représentants de Calvio et d’Escriv soient des PDG, car de cette manière, le représentant du gouvernement le plus haut placé sera Prez Rey, en tant que secrétaire d’État, ce qui est le moyen de reconnaître leur leadership dans la négociation.

A cette table avec les syndicats et le patronat, chaque mercredi matin, l’avancée des négociations se poursuivra. Mais le Gouvernement met en place un nouveau mécanisme de suivi et de contrôle de la négociation : chaque mardi à 17h00, une réunion se tiendra pour déterminer la position du Gouvernement dans cette négociation. Cette réunion réunira les secrétaires d’État à l’Emploi, à l’Économie et à la Sécurité sociale et aux Retraites.

En fonction des questions à débattre, expliquent-ils au Gouvernement, d’autres secrétaires d’Etat ou représentants des autres ministères concernés peuvent y assister. Ces mêmes personnes se réuniront également les mercredis après-midi pour analyser l’évolution de la table et coordonner les travaux de préparation de la prochaine table de dialogue.

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