La Cour suprême confirme que la mairie de Barcelone doit afficher l’effigie du roi et le drapeau de l’Espagne dans la salle plénière

Il conclut que la réglementation des entités étatiques locales qui l’impose est une norme de base et ne peut être contredite par aucune norme municipale.

Retrait du buste de Juan Carlos I del Sal
Retrait du buste de Juan Carlos I de la salle plénière de la mairie de Barcelone, en juillet 2015.
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La Cour suprême a rejeté le pourvoi par lequel le La mairie de Barcelone voulait éviter l’exposition de l’effigie du roi et du drapeau espagnol dans la salle plénière. La Chambre contentieuse-administrative confirme ainsi la phrase du Cour supérieure de justice de Catalogne, qui a annulé en 2019 l’article du règlement municipal qui ouvre la porte au manquement à cette obligation.

En 2015, quelques semaines après l’accession d’Ada Colau à la mairie, le conseil municipal de la capitale catalane a retiré le buste du roi Juan Carlos I de la salle plénière, alléguant la « surdimensionnement symbolique de la monarchie ».

Les magistrats constatent que l’article du Règlement d’organisation et de fonctionnement des collectivités locales qui impose la présence de l’effigie du roi et du drapeau espagnol doit être considérée comme « norme de base », car « il s’agit des symboles de l’État dans la mesure où il est ordonné que dans toutes les communes, en un lieu préférentiel et à l’endroit où son organe suprême -le Plénier-, le symbole de la forme politique de l’État espagnol est présent, rendant visible que le pouvoir local s’exerce en cohérence avec cette forme politique « .

« Il ne faut pas oublier, ajoute le tribunal, que les communes, selon l’article 137 du Constitution, sont des éléments de l’organisation territoriale de l’État. Son autonomie, garantie par ce précepte constitutionnel et d’autres, trouve son sens au sein de cette organisation », ajoute la Chambre.

La phrase indique que sa décision « n’exclut pas » qu’en matière de symboles « il puisse y avoir une réglementation communale, à condition qu’elle soit complémentaire et respectueuse de la réglementation étatique », ou que la réglementation étatique soit simplement reproduite ou qu’ils ne ne réglemente rien. Ce qu’aucune municipalité ne peut faire, c’est ne pas se conformer aux règlements de base de l’État.

Salle de réunion

La sentence reconnaît qu’en réalité, la réglementation de l’État doit avoir été approuvée sous forme de loi, comme l’indique un vote privé de l’arrêt de la Cour suprême de Catalogne. Mais il ajoute que le faire avec le rang inférieur de la réglementation « est le résultat du moment historique normatif dans lequel il est approuvé » et était conforme à la doctrine qui à cette époque, en 1986, était marquée par la loi constitutionnelle. « Ce sont ces circonstances exceptionnelles et déjà surmontées qui justifient et rendent admissible qu’une telle prévision soit faite dans le [reglamento] ».

L’article du Règlement Organique Municipal de Barcelone maintenant définitivement annulé disait ce qui suit : « La représentation d’éléments symboliques et institutionnels présents avec un caractère permanent dans la Salle des Sessions doit répondre à l’unicité historique et capitale de Barcelone, et à la principes démocratiques, de neutralité religieuse et catalane.Son approbation correspond à l’Assemblée Plénière du Conseil Municipal, au moyen d’un accord adopté à la majorité des 2/3 de ses membres.

La Procureur d’État a demandé son annulation, considérant qu’elle porte atteinte à la présence obligatoire dans la salle de session ou de séance plénière du drapeau de l’Espagne et de l’effigie de Sa Majesté le Roi, en violation de la loi sur le pavillon et du Règlement d’organisation et de fonctionnement des entités locales. Ce dernier prévoit que « dans une place préférentielle dans la salle de réunion l’effigie de Sa Majesté le Roi sera placée.

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