La Cour de justice de l’UE tient l’audience pour déterminer si Llarena réussit à remettre Puigdemont

Juge Pablo Llarena.
Juge Pablo Llarena.Javier LiznEPE
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L’avenir des Euroorders est en jeu. Treize mois après que le magistrat de la Cour suprêmePablo Llarena poserait une question préjudicielle devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), cet organe tiendra aujourd’hui l’audience où sera déterminé l’avenir des mandats d’arrêt européens. En outre, la future décision adoptée par la Grande Chambre dépendra de la question de savoir si les fugitifs du procs sont désormais mis à la disposition de la Haute Cour espagnole.

Concrètement, les juges de la Grande Chambre doivent se prononcer sur le mécanisme de livraison et de confiance mutuelle instauré entre les passages du Union européenne et décrivent à la fois les limites qu’un État membre doit refuser une livraison ainsi que les obligations qui doivent être remplies pour faciliter la mise à disposition d’un fugitif vers un autre pays de la communauté conformément au principe de la double incrimination.

L’instructeur de procs a décidé de poser sept questions à la CJUE en mars 2021 après la Belgique refuser la livraison de l’ancien conseiller de la Generalitat, Llus Puig, à la Cour suprême. Les juges belges ont définitivement refusé de remettre à l’Espagne l’ancien conseiller réclamé pour détournement de fonds publics, alléguant que les crimes commis devraient être jugés par les juridictions du territoire sur lequel les événements ont été commis, c’est-à-dire mettant en cause de manière inhabituelle la compétence de la Cour suprême pour enquêter et poursuivre les promoteurs de la Défi indépendantiste de la Catalogne.

Parmi les sept questions soulevées par Llarena, figurait celle de savoir si l’organe d’exécution belge a le pouvoir, en vertu du droit de l’Union, de contrôler la compétence de l’organe d’émission, en l’occurrence la Cour suprême. L’instructeur a soulevé cette question alors que le Décision-cadre 2002 -qui réglemente les mandats d’arrêt européens- ne reconnaît pas ce pouvoir de contrôle.

En outre, le magistrat de la Cour Suprême a inclus dans l’arrêt préjudiciel la possibilité qu’au cas où la CJUE entérinerait l’action des juridictions belges si la décision-cadre de 2002 s’opposait au fait que cette juridiction de renvoi émette un nouveau mandat d’arrêt européen contre le même personne et devant le même État membre.

Aux déboires de différents pays de l’Union (au Belge sur Puig s’ajoute le pied de nez de ce même pays et de Allemagne refusant de remettre l’ancien président de la Generalitat Carles Puigdemont le 1-O) a obligé Llarena à saisir la CJUE pour clarifier le sens et la portée des eurordenes. En outre, le togado a décidé de poser la question préjudicielle en obtenant l’appui préalable du procureur et la Procureur d’État.

De leur côté, les sources judiciaires consultées expliquent que la chose prévisible est que la justice européenne ne rendra pas sa décision aujourd’hui, mais se limitera lors de l’audience à écouter les parties impliquées dans la procédure – le procureur de la République, le parquet, Vox, les avocats de Puig et Puigdemont, en plus de la Belgique-.

D’autre part, on s’attend à ce que Puig et les députés européens de JxCatTony commun et Clara Ponsaten plus du secrétaire général de MRC, Marthe Rovira et l’ancien député du Coupeanna-gabrielse rendre au siège de la CJUE à Luxembourg pour assister à l’audience.

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