Échec retentissant des manifestations indépendantistes pour commémorer le 1-O

Le cycle de protestations imaginé par l’ANC pour revitaliser la mobilisation séparatiste enregistre des chiffres de fréquentation minimes

Manifestation
Manifestation de l’indépendance qui s’est tenue ce dimanche à Barcelone.AFP

Coïncidant avec la fin de la pandémie, l’ANC a imaginé un début de parcours politique rempli de mobilisations avec l’objectif express de revitaliser la pression séparatiste dans les rues. Une fois le cycle des protestations terminé, son échec retentissant peut déjà être attesté.

L’incapacité de remuer la messe souveraine a commencé à se manifester dans la Diada, lorsque 108 000 personnes ont défilé dans les rues de Barcelone, un demi-million de moins que celles qui s’étaient rassemblées il y a deux ans pour commémorer le 11 septembre qui avait déjà frappé le rocher. fond dans ce lycée de 2019 avec la plus faible fréquentation de l’ensemble procs. Il a pincé le séparatisme malgré le fait qu’un jour avant la Generalitat avait levé l’interdiction qui pesait sur les réunions de plus de dix personnes pour encourager la participation à la grande fête du sécessionnisme catalan.

Les festivités organisées pour commémorer le référendum illégal du 1-O et la grève générale du 3-O ont fini par entériner que l’ANC a perdu le pouvoir de convocation d’antan en raison du désenchantement qui se propage parmi l’électeur sécessionniste désorienté et l’absence d’un près d’un jalon vers lequel se diriger après que le gouvernement a assumé une négociation sans délais avec le gouvernement pour explorer une solution au conflit.

Les célébrations du 1-O se sont déroulées sans douleur ni gloire, avec un acte institutionnel gris du Gouvernement et une minorité performance dans le sud de la France pour commémorer le passage des urnes du pays voisin à la Catalogne en 2017. Les CDR ont eu recours à la violence – 15 arrêtés pour incendie de conteneurs et troubles publics – pour tenter d’évoquer le sommet passé de la souveraineté radicale, mais leur vandalisme a été éclipsé par les dommages importants aux bouteilles qui ont frappé Barcelone ces derniers jours.

Les trois marches organisées samedi par l’ANC pour imiter les barrages routiers massifs qui ont paralysé la Catalogne après l’arrêt de la Cour suprême, n’occuperont pas non plus une place prépondérante dans l’histoire du processus sécessionniste. La plus massive de ces marches, organisée dans la province de Gérone, a réuni 7.000 personnes, selon la version toujours optimiste de l’organisation. Dans les deux autres, qui ont eu lieu à Lrida et Tarragone, il y avait des sections avec moins d’un demi-millier de participants jetés sur la route, malgré l’appel des marches du week-end.

Et la cerise sur le gâteau a eu lieu ce dimanche, lorsque l’ANC avait appelé à une manifestation massive à Barcelone pour culminer la chaîne de protestations qui a commencé à la Diada sous le slogan combattons et gagnons l’indépendance. Quelque 1 200 personnes, selon des sources de la mairie de Barcelone, se sont rassemblées dans la capitale catalane, un jour avant Carles Puigdemont déclarer en Sardaigne devant le juge qu’il doit se prononcer sur son extradition.

Même le récent épisode de l’arrestation du fugitif n’a pas relancé la cause séparatiste dans la rue, puisque pas plus d’un millier de manifestants s’étaient également rassemblés vendredi 24 septembre devant le consulat d’Italie à Barcelone, après avoir appris l’arrestation du leader séparatiste.

Ensemble, nous sommes imparables. Le 3-O nous avons arrêté le pays, nous sommes descendus partout dans la rue contre la répression, pour la liberté et la démocratie, a déclaré le président de la Generalitat, Père Aragons, à travers un message posté sur les réseaux sociaux dans lequel il est évident qu’il reste peu de cet esprit insurrectionnel.

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