Condamné le « troupeau d’Alicante »: les juges obligent ses membres à donner leur ADN à une base de police

Viols multiples et simultanés

La victime, révèle la sentence, « a été rabaissée et réduite à un simple objet sexuel ». Les peines pour les quatre jeunes vont de 14 à 18 ans

L'un des condamnés, au moment d'être traduit en justice après son arrestation
L’un des condamnés, au moment d’être traduit en justice après son arrestation.LE MONDE
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Les quatre jeunes hommes qui ont simultanément violé une jeune fille de 19 ans le soir du Nouvel An 2019 à Callosa d’En Sarri ils devront donner leur ADN pour une base de données du Police.

C’est ainsi que le tribunal de Public d’Alicante qui a jugé les faits dans la peine dans laquelle il les a condamnés à des peines allant de 14 à 18 ans de prison.

La Chambre ordonne cette obtention, même forcée, « compte tenu de la gravité des faits et de la répétition de l’agression sur la victime ».

Les quatre violeurs ont reconnu l’agression sexuelle, qui a également été filmée sur leurs téléphones portables, devant la Cour et l’ont attribuée à une consommation excessive d’alcool et de drogues cette nuit-là.

La sentence, notifiée aux parties ce vendredi, déclare chacun des condamnés auteur d’un crime continu d’agression sexuelle, en raison de leur participation directe aux faits, et un coopérateur nécessaire des trois crimes du même type criminel commis par chacun des trois autres coaccusés.

En outre, la Chambre condamne deux d’entre eux pour un crime de découverte et de divulgation de secrets parce qu’ils ont photographié ou enregistré les événements avec leurs téléphones portables.

Selon la décision du tribunal, les prévenus ont coïncidé avec la victime, alors âgée de 19 ans, dans la zone de loisirs de Benidorm, lors de la célébration du Nouvel An 2018, et ils ont continué à faire la fête avec elle.

Dans les heures qui ont suivi, ils se sont rendus dans une maison à Benidorm, où la jeune fille a été agressée sexuellement par deux des hommes, et au sous-sol de la maison de Callosa de l’un d’eux, qui l’a à nouveau agressée sexuellement tandis que les autres ont participé directement ou ont coopéré à en quelque sorte dans cette violation.

La victime, soulignent les magistrats, « a été rabaissée et réduite à un simple objet sexuel de l’accusé », qui s’adressait à elle « avec un esprit dénigrant » ou « d’un ton moqueur » pendant que les événements se déroulaient, agissant « comme si elle étaient d’un événement festif, jouant constamment de la musique », ou « plaisantant » en réponse à leurs plaintes et lamentations, selon la phrase.

Le tribunal d’Alicante apprécie dans la conduite des prévenus les circonstances atténuantes de l’aveu et de la réparation du préjudice, toutes deux envisagées dans leurs conclusions finales par le procureur et le ministère public.

En premier lieu, tous les détenus ont reconnu les faits au cours du procès et ont expressément demandé pardon à la partie lésée.

S’agissant de la deuxième circonstance atténuante, la victime a elle-même déclaré qu’elle s’estimait dédommagée par l’indemnisation de 60 000 euros consignée dans un compte judiciaire par ses agresseurs avant la tenue de l’audience.

Le tribunal applique également l’atténuation de l’ivresse -que l’accusation privée a reconnue mais pas le Ministère public-, considérant qu’il est prouvé que les actions des agresseurs ont été influencées par une consommation importante « incessante » d’alcool et de stupéfiants.

En individualisant les peines, les magistrats imposent la peine la plus élevée, 18 ans de prison, à l’un des agresseurs, contre les 21 ans et deux mois requis par le parquet et les 16 ans et quatre mois que demandait l’accusation privée.

Les autres accusés ont été condamnés respectivement à 14 ans et deux mois, 14 ans et 10 mois et 17 ans et deux mois de prison. Toutes ces sanctions sont assorties des arrêtés correspondants interdisant l’approche et la communication avec la personne lésée.

En outre, la décision, susceptible d’appel en appel

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