Citoyens prévient Bruxelles de l’alerte des juges pour qu’elle évite les « troubles » de la réforme du CGPJ

Le commissaire à la justice, Didier Reynders, a prévenu cette semaine qu’il serait vigilant et suivrait le cas espagnol de « près »

Le commissaire à la justice Didier Reynders au Parlement européen.

Le commissaire à la justice Didier Reynders au Parlement européen.
REUTERS

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    Le CGPJ prévient que limiter ses fonctions sans écouter le pouvoir judiciaire et l’Europe sape le principe de séparation des pouvoirs

Ciudadanos veut impliquer l’Union européenne pour arrêter définitivement la réforme controversée du CGPJ promue par le gouvernement. Le parti dirigé par Ins Arrimadas a soulevé devant le commissaire à la justice, Didier Reynders, les doléances exprimées hier par l’instance dirigeante des juges dans laquelle il est alerté que le traitement parlementaire de la loi pour limiter leurs fonctions met en jeu la «séparation des pouvoirs».

Il convient de rappeler que depuis Bruxelles, le commissaire Reynders a exprimé à plusieurs reprises ses doutes sur les tentatives du gouvernement PSOE et de United We Can d’intervenir au sein du CGPJ en raison de l’absence de consensus avec le PP pour procéder au renouvellement des membres dont le mandat est Fin du temps.

En fait, le commissaire à la justice a averti cette semaine, aux questions des citoyens, qu’il devait être vigilant et qu’il allait « suivre de près » les événements en Espagne. En ce sens, il a exhorté les autorités espagnoles « à veiller à ce que le Conseil général de la magistrature ne soit pas perçu comme vulnérable à la politisation ».

Face à ce travail de surveillance, le député européen Citoyens Maite Pagazartunda a transmis aux institutions européennes les plaintes du CGPJ contre le traitement de la réforme au Congrès. D’une part, sa déclaration a été envoyée au Commissaire à la Justice et, d’autre part, au Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, afin qu’ils puissent informer la Convention de Venise du Conseil de l’Europe, qui sont compétents pour intervenir dans la Cas.

Les juges ont haussé le ton hier en publiant une lettre dans laquelle ils reprochent au Congrès qu’il est prévu de traiter en urgence une loi limitant les fonctions du CGPJ de procéder à des nominations lorsque son mandat n’a pas été renouvelé et que cela est destiné à se faire dans le dos des personnes concernées. et sans les écouter. Lors de l’audition des parties, soulignent les juges, « c’est quelque chose qui fait partie des principes et exigences qui découlent du droit de l’Union européenne et inspirent l’action du Conseil de l’Europe pour préserver l’indépendance judiciaire ».

Après avoir informé les autorités européennes de ces plaintes, Pagazartunda a justifié qu’il est « essentiel » que la Commission européenne « connaisse et évite les trucs » avec toute modification du CGPJ car « l’abc de la démocratie est la séparation des pouvoirs ». « Avec des populistes comme Podemos au pouvoir, il est temps de faire preuve d’une extrême prudence européenne », a-t-il déclaré.

Dans ce sens, l’eurodéputé Citoyens a averti que « la qualité du système n’est pas une affaire exclusivement nationale et la prévention vaut mieux que de faire face à la dégradation du système de séparation des pouvoirs de l’Etat ».

Ainsi, il a souligné qu’il ne peut pas passer « inaperçu » par la pandémie qu’en Espagne il y a un « risque » que les juges soient « intimidés » et que le contrôle du pouvoir judiciaire soit plus politisé. « C’est exactement le contraire de ce dont l’Espagne a besoin pour avoir moins de corruption et plus de qualité dans la gouvernance. »