Citoyens, de crise en crise : motion ratée à Murcie, sortie à Madrid, Melilla et maintenant Grenade

Le parti d’Ins Arrimadas subit un démembrement territorial qui a commencé il y a un an en Galice et au Pays basque

Le maire de Grenade, Luis Salvador, ce jeudi.
Le maire de Grenade, Luis Salvador, ce jeudi.EFE

Une foutue année. La démission ce jeudi de Luis Salvador En tant que maire de Grenade, c’est le neuvième épisode du démembrement territorial subi par les citoyens depuis exactement 12 mois.

Une crise qui a été précédée par les mauvais résultats obtenus au niveau national par le parti aux élections de novembre 2019 -qui ont entraîné la démission de son chef d’alors, Albert Rivera- et que, comme s’il s’agissait d’un effet papillon, elle a eu un écho dans au moins sept régions autonomes, dans lesquelles son pouvoir institutionnel a été affecté depuis cette date.

Il y a tout juste un an, le 12 juillet 2020, Cs a été réduit au minimum en Galice. Aux élections régionales, il est passé de 3,38 % des voix à 0,7 %. Dans cette communauté, des oranges ils ont démissionné pour concourir électoralement en coalition avec le Parti populaire comme au Pays basque, où, parallèlement, la somme des forces a atteint six députés.

Les prochaines élections au niveau régional ont été les élections catalanes du 14 février, où Cs est passé de la première à la septième force. La Catalogne, qui a toujours été l’un des grands fiefs du parti, corrobore sa crise interne : elle perd 30 sièges, en garde six et cesse d’être le premier parti d’opposition contre le mouvement indépendantiste. J’ai recueilli 5,57 % des voix.

Murcie, Madrid et Toni Cant

Depuis mars, tout est conditionné par Murcie. Là, le 10 mars, Cs a présenté une motion de censure avec le PSOE contre le gouvernement populaire par Fernando Lpez Miras qui a secoué la politique espagnole.

La sortie de trois transfugues des oranges a empêché le triomphe de la motion et fait s’effondrer le parti au niveau national, qui a perdu sa crédibilité et le soutien de la droite. Au cours de ces semaines, d’ailleurs, le parti a expulsé sa plus haute fonction territoriale, Edouard de Castro, président de Melilla, pour avoir caché à la formation qu’il était accusé dans des affaires judiciaires.

Lors des élections madrilènes du 4 mai – convoquées pour éviter une motion similaire à celle de Murcie – Cs a disparu de l’Assemblée autonome, avec 3,57% des voix, et a perdu subitement les 26 sièges qu’elle détenait.

Dans la Communauté valencienne, auparavant, son chef, Toni Cant, avait quitté le parti, comme de nombreux membres de la direction, et est aujourd’hui membre du PP. Aux Corts, Cs a perdu cette législature cinq députés, qui font aujourd’hui partie du groupe des non-attachés.

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