Carles Puigdemont et Oriol Junqueras se retrouvent à Waterloo près de quatre ans après leur dernière rencontre

Ils se retrouvent à la Maison de la République avec Forcadell, Romeva, Bassa, Comn et Serret

Oriol Junqueras et Carles Puigdemont, réunis aujourd'hui à Waterloo.
Oriol Junqueras et Carles Puigdemont, réunis aujourd’hui à Waterloo.Stéphanie LecocqEFE
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L’ancien président de la Generalitat et chef de Junts, Carles Puigdemont, et l’ancien vice-président de la Gouverne et le leader de l’ERC, Oriol Junqueras, se sont réunis à nouveau aujourd’hui à Waterloo (Belgique) près de quatre ans après la dernière fois qu’ils se sont vus en personne, une époque où ils ont exhibé leurs différences et où les partis qu’ils dirigent se sont constamment affrontés.

La réunion a eu lieu vers 14h00 au Maison de la République, où réside Puigdemont, qui était accompagné de l’ancien conseiller Toni Comn, et au nom d’ERC, l’ancien président de la Parlement Carme Forcadell et l’ex les conseillers Ral Romeva, Dolors Bassa et Meritxell Serret, désormais députée républicaine au Parlement depuis son retour de Belgique.

Depuis qu’ils ont obtenu les grâces, les prisonniers 1-O ont recommencé à rencontrer les leaders indépendantistes à l’étranger : la semaine dernière, les ex-prisonniers de l’ERC ont rendu visite au secrétaire général du parti, Marta Rovira, au Genève, tandis que ceux de Junts ont visité Puigdemont, Commun, Llus Puig Oui Clara Ponsat.

Mais les retrouvailles entre Puigdemont et Junqueras, les deux plus hautes positions du gouvernement de 1-O et en même temps les dirigeants des principaux partis indépendantistes, manquaient toujours, ce qui symbolisait également les deux options que les membres de l’exécutif catalan ont pris. après la déclaration d’indépendance : l’ancien président a mené la marche à l’étranger, qu’ils revendiquent comme un « exil », tandis que le leader républicain était le visage le plus visible des emprisonnés.

La volonté initiale de Junqueras était que cette rencontre ait lieu ce mardi à Strasbourg profitant du fait qu’il y a plein dans le Parlement européen, dans laquelle Puigdemont est député européen, mais le leader des Junts a choisi de ne pas participer à cette séance plénière en personne et de le suivre en ligne, de sorte qu’ils n’ont pas pu se rencontrer dans la ville française.

Enfin, la réunion a eu lieu dans la Maison de la République de Waterloo, d’où Puigdemont exerce la direction des Junts et est également le siège de la Consell pour la République (CxRep), organe qu’il préside et qui a été l’une des raisons des divergences entre ERC et les Junts, notamment lors des négociations pour l’investiture de Père Aragons en tant que président de la Generalitat.

Junqueras et Puigdemont, avec leurs entourages ce mon
Junqueras et Puigdemont, avec leurs délégués ce mercredi à Bruxelles.Stéphanie LecocqEFE

Les deux leaders indépendantistes, avec Forcadell et l’ancien les conseillers qui les accompagnent ont mis en scène les retrouvailles avec une photo au début de la rencontre puis Junqueras se présentent devant les médias.

Puigdemont ne le fera pas et il n’y aura pas de comparution conjointe des deux, comme l’ont fait le président de la Generalitat, Pere Aragons, et le chef des Junts il y a trois semaines lorsque le chef de l’exécutif catalan lui a rendu visite sur la même scène.

Il souligne que dans la déclaration publiée par ERC pour annoncer la réunion, ils définissent Puigdemont comme président des Junts et non comme président de la Generalitat – c’est ainsi qu’ils le définissent dans son parti -, tandis que le communiqué de presse du Consell per la República Je sais qu’il n’arrête pas de le mentionner comme Molt Honorable Président -le traitement officiel des présidents de la Generalitat- et Junqueras en tant que vice-président.

Lundi, le secrétaire général adjoint et le porte-parole de l’ERC, Marta Vilalta, en tant que vice-président de Junts, Elsa artadi, a circonscrit la réunion dans le volet « personnel » consistant à se retrouver après tant d’années sans se voir en personne, tandis que l’eurodéputé Junts et ancien conseiller municipal, Toni Comn, a déclaré ce mardi qu’une réunion ne résoudra pas les divergences politiques qui existent.

La dernière réunion des deux hommes a eu lieu fin octobre 2017, après la déclaration unilatérale d’indépendance ; Plus tard, Puigdemont s’est rendu en Belgique pour éviter l’action de la justice, tandis que Junqueras savait qu’il était allé témoigner devant la Haute Cour nationale, que le 2 novembre il avait été emprisonné, et pendant ce temps ils ont eu peu de contacts, surtout lors de la première étape. du procès.prison du leader républicain.

Depuis, les divergences entre eux et les partis qu’ils dirigent sont constantes, depuis le refus du président du Parlement d’alors, Roger torrent (ERC), à désobéir à investir par télématique Puigdemont président de la Generalitat le 30 janvier 2018 comme le souhaitait Junts – ce qui aurait conduit à des mesures judiciaires -, jusqu’aux réticences de Junts à investir l’Aragon cette même année ou les différentes visions sur le dialogue avec le Gouvernement.

Au cours de ces années, les divergences se sont davantage reflétées dans les décisions et les divergences stratégiques des deux partis que dans les déclarations publiques et les accusations personnelles entre les deux dirigeants, qui en sont même venus à rivaliser électoralement lors des élections catalanes du 21 décembre 2017 et en les Championnats d’Europe 2019, tous deux remportés par Puigdemont.

Pourtant, la méfiance entre Puigdemont et Junqueras remonte à son époque à la tête de la Generalitat, notamment dans l’organisation du 1er octobre et les événements d’octobre 2017.

C’est ainsi que Puigdemont lui-même l’a relaté dans son livre j’explique (Je m’explique), dans laquelle il reprochait à Junqueras sa « déloyauté », avouait qu’en 2016 il avait déjà cessé de faire confiance au leader républicain et définissait sa relation comme compliquée et sans alchimie, bien que dans une interview ce week-end l’ancien vice-président de la Generalitat a assuré qu’ils avaient de très bonnes relations et a déclaré ce mardi même qu’aucune réconciliation n’était nécessaire.

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