L’accord actuel, approuvé par le Conseil des ministres en octobre 2012, prévoit le déploiement de quatre destroyers et doit maintenant être modifié
A 16h12. la bête Il tourna le coin du chemin qui mène aux marches de Moncloa. Pedro Snchez attend au bout d’eux. Il agite sa main droite au loin, car Joe Biden met encore quelques secondes à sortir de la voiture. Sánchez, contrairement à l’habitude, descend et salue son hôte, le président de Etats-Unis au pied d’eux et non au-dessus. Ainsi a commencé une réunion attendue à La Moncloa au cours de laquelle Biden a informé Sánchez que les États-Unis augmenteraient le nombre de destroyers dont ils disposent à la base de quatre à six. Rota (Cdiz).
La rencontre est la première rencontre bilatérale entre les deux dirigeants. Jusqu’à présent, seules des réunions avaient eu lieu en marge des sommets en Bruxelles, comme cette rencontre déjà célèbre qui a conduit à une demi-minute de marche. Aujourd’hui, c’était une rencontre en tête-à-tête. Important. Crucial. De nombreux dossiers sur la table, le tout sous les auspices du sommet de l’OTAN qui se tient à Madrid.
La réunion que Pedro Sánchez et Joe Biden mettent en vedette à La Moncloa cet après-midi a différents problèmes sur la table, allant de la tenue du sommet de l’OTAN à l’expansion du castillan par les États-Unis. Mais l’un des plus importants sera que le président américain informe Sánchez que la base espagnole de Rota abritera désormais 6 destroyers américains au lieu des quatre qu’elle abrite actuellement. Certains navires dont la mission est de renforcer la présence militaire de leur pays et de l’OTAN dans la zone.
Cela a été annoncé ce mardi par le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, lors d’une conférence de presse sur l’avion qui emmène Biden en route vers l’Espagne pour assister au sommet de l’OTAN, rapporte l’Efe, et c’est prévu au rendez-vous pour commencer sous peu à La Moncloa.
Cette intention d’augmenter le nombre de destroyers était également anticipée fin mars par le principal commandant militaire de l’OTAN et chef du Commandement européen américain (EUCOM), le général Tod Wolters, qui a déclaré que la base était prête et préparée pour accueillir ces deux nouveaux navires américains. Rota fait partie du système de défense anti-aérienne développé par l’OTAN.
Jusqu’à présent, la base de Rota abrite les destroyers américains USS Arleigh Burke, USS Ross, USS Porter et USS Roosevelt. Le dernier à arriver fut l’USS Paul Ignatius (DDG 117), un destroyer lance-missiles, arrivé le 17 juin.
L’accord actuel, approuvé par le Conseil des ministres en octobre 2012, prévoit le déploiement de quatre destroyers américains sur la base de Rota (Cdiz). Cet accord doit être modifié.
