La recherche de l’origine de la dernière épidémie du virus du Nil en Andalousie

Des chercheurs andalous analysent les souches qui ont fait huit morts en Andalousie en 2020 et ont déjà causé un mort cet été. Une des hypothèses pointe vers un réservoir endémique en Italie

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Un opérateur effectue des travaux de fumigation dans les parcs de Coria del Río (Séville).MARÍA JOSÉ LÓPEZPRESSE EUROPE
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L’analyse du génome du virus du Nil, qui inquiète une nouvelle fois les autorités sanitaires andalouses, pourrait nous permettre de savoir exactement d’où vient la souche qui semble s’être installée dans les zones humides de Séville et Cadix et qui cette année a déjà causé la mort d’une femme de 72 ans à Coria del Río. L’année dernière, l’épidémie a pris fin avec 8 décédés en Andalousie et en Estrémadure.

Pour le moment, il existe deux hypothèses de travail. D’une part, les scientifiques traquent une épidémie diversifiée qui se produit dans différents endroits de la région méditerranéenne et, d’autre part, plus précisément, un réservoir viral endémique est signalé en Italie, où le virus provoque des épidémies de manière systématique chaque année. depuis 2008. Des chercheurs dans le domaine Bioinformatique clinique de la Fondation Progreso y Salud, qui collaborent avec le système de surveillance épidémiologique du ministère de la Santé.

L’objectif de ces travaux, qui est dirigé par le chercheur Joaquin Dopazo, est de séquencer le génome du virus et de le comparer à celui qui prend racine sous d’autres latitudes méditerranéennes pour établir un schéma de comportement de l’épidémie et ainsi prévenir de nouvelles épidémies.

Une fois ses caractéristiques génétiques identifiées, il est plus facile de connaître toutes les variantes possibles du virus, de localiser l’origine de chaque souche et d’évaluer les risques potentiels de son expansion pour les zones humides dans lesquelles nichent les moustiques responsables de leur transmission, comme l’explique le Conseil dans un communiqué.

Les résultats de ces travaux de laboratoire ont été publiés dans la revue scientifique Viruses. Les chercheurs soulignent que différentes souches du virus du Nil occidental Elles sont classées en huit lignées, les plus préoccupantes en raison de leur pouvoir pathogène étant celles appartenant aux lignées 1 et 2. Lors de l’épidémie de l’année dernière, des souches de la lignée 1 ont été trouvées.L’étude propose les quatre séquences complètes identifiées dans cette épidémie, qui ont laissé 71 touchés et huit sont morts en Andalousie et en Estrémadure.

Le virus West Nile est transmis par le moustique du genre Culex, très commun dans les zones humides d’Andalousie. 80 % des infections se résolvent de manière asymptomatique chez l’homme, mais 20 % peuvent souffrir de fièvre voire de méningo-encéphalite (1 %) qui peuvent être mortelles.

À l’heure actuelle, au cours de cet été, trois cas d’infection grave par le virus du Nil ont été confirmés, deux en Coria del Río et une à Villamanrique de la Condesa. L’une des patientes, une femme de 72 ans qui présentait d’autres pathologies graves, est décédée. Et les deux autres patients sont déjà sortis de l’hôpital, selon les informations transmises la semaine dernière par le ministère de la Santé.

L’été dernier, le Conseil a lancé un plan de choc et était chargé d’arroser les parcs publics et les zones proches des rivières et des zones humides dans les municipalités où il y avait des cas. Mais les mesures de prévention correspondent aux municipalités, rappelle le gouvernement andalou. Malgré cela, certaines municipalités se sont plaintes de la manque de soutien de l’administration autonome pour faire face à la crise sanitaire.

Des oiseaux aux humains

La fièvre du Nil est transmise par les moustiques aux chevaux et aux humains après avoir été infectée par des oiseaux. La principale stratégie pour éviter la transmission de la maladie est donc de réduire la population de moustiques dans les zones habitées et de les empêcher de se nourrir en piquant les humains.

Contrôle des insectes. Mais les oiseaux ne sont pas le problème, mais une partie de la solution, a expliqué Jordi Figuerola, chercheur à la Station biologique de Doñana, à EL MUNDO en mai dernier, au début de la campagne. «Les oiseaux contrôlent les moustiques et les insectes, ainsi agir sur eux conduit à l’effet inverse, à la prolifération des insectes ». En fait, aux États-Unis, souligne-t-il, des épidémies de fièvre du Nil surviennent lorsque les oiseaux migrent et que les insectes n’y ont plus accès pour se nourrir, mordant ainsi davantage les humains.