Vox demande au gouvernement d’interdire l’hommage de la gauche nationaliste à Parot, le plus sanguinaire de l’ETA

Il comprend que l’acte que prépare Sare est une exaltation du terrorisme et une humiliation pour les victimes

Henry Parot (à gauche), lors d'un procès devant la Haute Cour nationale en 2006.
Henry Parot (à gauche), lors d’un procès devant la Haute Cour nationale en 2006.EM
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Un hommage à quelqu’un qui représente peut-être l’image du meurtrier le plus sanguinaire de l’ETA. Et, face à la passivité institutionnelle, les partisans de l’ETA entendent lui rendre hommage en septembre prochain, comme le rapporte LE MONDE. Il s’agit d’Henri Parot, condamné à 4 799 ans de prison pour 39 meurtres.

Vox a demandé le Sous-délégation gouvernementale à Guipzcoa qui interdit les hommages autorisés par le conseil municipal de Mondragn à Parot.

Selon la formation dirigée par Santiago Abascal, cet acte, appelé pour le 18 septembre, « encourt l’apologie du terrorisme et l’humiliation des victimes ».

Le secrétaire juridique adjoint de cette formation, Marta Castro, a déjà présenté un document à la sous-délégation du Gouvernement.

La lettre demande la suspension immédiate pour la défense des victimes et contre la glorification de l’ETA. Vox dénonce que « le ministre de l’Intérieur Vous ne pouvez pas prétendre ignorer cet appel puisqu’il a été diffusé par les médias. En application de la loi de reconnaissance et de protection intégrale des victimes du terrorisme, l’État doit assumer la défense de la dignité des victimes, dignité contre laquelle menace la convocation de Mondragn », dénonce Vox.

« Marche solidaire »

Le réseau de soutien aux détenus ETA non dissidents, Saré, prépare une marche de solidarité en son honneur. Il se tiendra, s’il n’est pas interdit, le 18 septembre à Mondragn (Guipzcoa), et 31 personnes y passeront des relais sur 31 kilomètres, pour chacune des 31 années qu’Henri Parot Navarro a passées enfermé. Ils soutiennent qu’à 63 ans, il aurait dû être libéré maintenant, bien que sa date officielle de libération soit le 9 mai 2030. Ils maintiennent qu’il est victime d’une condamnation à perpétuité déguisée. Et, comme le reste des prisonniers politiques -ils les appellent-, ils le veulent chez eux.

Parot, commandant un commandement secret de l’ETA, est entré en Espagne et a été assassiné sans pitié. Parce qu’entre 1978 et 1990, Parot était à la tête de la Commande Argala, le joyau de la couronne du groupe, le commandement itinérant qui, sous les ordres directs de la direction de l’ETA, a tué le procureur Carmen étiquette, un juge, six enfants, quatre femmes… Parot a posé la puissante voiture piégée au Saragosse, et voulait faire sauter le plus grand commissariat de la Séville qui se préparait pour le Expo 92 lorsqu’en avril 1990 et au volant d’une voiture chargée d’explosifs, il fut arrêté à un poste de contrôle aux abords de la ville. Il a vidé son chargeur contre deux gardes civils qui ont fini par le menotter sans se douter qu’il était le chef du mystérieux commandement itinérant.