Pariez sur l’ouverture d’un dossier pour déclarer la caserne bien d’intérêt culturel
Jusqu’à la dernière minute, il y a un match. Des rangs de Vox, ils sont prêts à se battre jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de possibilités. Ils savent que ce n’est pas facile. De plus, tout est contre. Mais encore, les services juridiques envisagent encore quelques mouvements. Leur objectif : tenter d’éviter la démolition du caserne loyola. C’était à la fin de l’année dernière, lorsque le ministère de la Défense a annoncé le transfert à Mairie de Saint-Sébastien des terres militaires emblématiques de la capitale du Gipuzkoa, dans le cadre des négociations du Gouvernement avec les nationalistes du PNV, pour obtenir leur soutien aux Budgets généraux de l’État.
Le départ de l’armée et la fermeture de ces installations ont été une vieille revendication du nationalisme basque, obsédé par le départ de l’armée et des forces de sécurité de l’État de sa communauté.
Cet exécutif de Pedro Sánchez a conclu un accord avec le PNV pour le transfert des 171 024 m2 et jusqu’à 20 bâtiments qui composent la caserne Loyola, dont la propriété sera transférée avant la fin de 2021 à la mairie de Saint-Sébastien.
L’engagement initial du gouvernement est que les militaires ne perdent pas leur présence à Saint-Sébastien. En effet, il a été précisé que le régiment déménagerait dans l’ancien quartier général de la Hpica de Saint-Sébastien.
L’intention de la mairie de Saint-Sébastien est de démolir la caserne et de construire entre 1 600 et 2 000 logements. Et c’est ce contre quoi Vox est prêt à se battre pour l’empêcher. Le 25 mars, le conseil municipal de Saint-Sébastien a approuvé les modifications du Plan spécial de protection du patrimoine culturel et urbain (PEPPUC) sans inclure la caserne dans son catalogue des bâtiments protégés. Vox considère comme une obligation d’essayer d’empêcher la démolition de la caserne. Ainsi, Vox essaie d’empêcher l’approbation de la réglementation urbaine qui l’affecte (le Plan spécial de Protection du patrimoine bâti), dans laquelle il n’a pas été inclus. De plus, il s’engage à ouvrir un dossier de déclaration de bien d’intérêt culturel, et, simultanément, à tenter d’en changer l’usage sans le démolir avec sa conservation. Comme expliqué à partir de cette formation, un recours a déjà été déposé auprès du Chambre contentieuse-administrative du Cour supérieure de justice du Pays basque.
