La première vice-présidente Carmen Calvo assure que l’exécutif de la coalition apporte «stabilité et démocratie» à l’Espagne
Pedro Snchez, Carmen Calvo et Pablo Iglesias, au Congrès.
PP, Vox et UPN, les trois forces parlementaires qui ont posé des questions au président du gouvernement lors de la séance de contrôle, ont accepté d’exiger que Pedro Snchez « jette Pablo Iglesias hors du gouvernement » et rompe ses pactes avec Bildu.
Les mauvaises données économiques, les écarts continus au sein du Conseil des ministres et le vote contre la demande de Carles Puigdemont exprimée par United We Can et les alliés pro-indépendance et investiture nationaliste ont été le levier que les trois formations ont utilisé pour attaquer contre Sánchez, qui s’est mis à l’abri de Covid 19 pour expliquer l’augmentation des chômeurs et le déclin de l’activité économique, et a défendu ses pactes avec les sécessionnistes et les nationaux car ils sont, dit-il, un signe de «pluralité» comme l’exige la Constitution.
Un argument soutenu par la suite par la vice-présidente Carmen Calvo, assurant que le gouvernement de coalition apporte «stabilité et démocratie» au pays. Cependant, ni l’un ni l’autre n’ont évoqué le soutien que tous ses alliés ont apporté à l’ancien président de la Generalitat Carles Puigdemont avec leur vote.
Seul Iglesias en a parlé en arguant qu’à cette occasion, contrairement aux précédentes, le vote en faveur de la demande d’évasion a à peine atteint 60%, ce qui, à son avis, devrait nous faire réfléchir sur l’existence d’un «problème politique». «cela doit être résolu par ces voies et non par les voies judiciaires.
Iglesias ha sido en buena medida el centro de las crticas por no haber condenado las protestas violentas en las calles de Barcelona y el vicepresidente se ha revuelto acusando a Vox de tener « vnculos probados » con una organizacin terrorista y ser el partido que alienta la violencia dans la rue. Les populaires ont défendu ceux de Santiago Abascal, qualifiant d’intolérable que ce soit précisément le chef de Podemos qui accuse les autres d’encourager le terrorisme.
Iglesias a doublé son pari et a également accusé le PP de participer à l’encouragement de la violence par l’extrême droite pour avoir effacé une fresque féministe à Madrid ou détruit une plaque en l’honneur de Largo Caballero.
Le président du gouvernement a pour sa part insisté sur la stratégie de lier PP et Vox sous l’étiquette d’extrême droite. En ce sens, il a exhorté Casado à « faire une opposition utile » et à cesser d’être « l’apéritif du plat principal » qu’est Vox.
Le leader du populaire a répondu avec une série de données qui peignent une situation économique dramatique. « La responsabilité vous appartient exclusivement; l’Espagne va ruiner », cracha-t-il.
Santiago Abascal a également interrogé Sanchez sur la contribution de son gouvernement aux progrès de l’Espagne. Selon lui, «cent mille morts, un état d’alerte déguisée, rapprochement et libération des prisonniers, répartition des juges, mort, ruine et division sociale».
Le président a ensuite justifié ses pactes avec tous les groupes de la Chambre parce qu’ils expriment la «pluralité» qu’exige l’Espagne constitutionnelle et a accusé Vox de parier sur «une grande et libre Espagne».
