3 769 interpellations pour trafic de drogue en un an

La justice et l’intérieur font le point sur le plan spécial pour le Campo de Gibraltar et annoncent un nouvel investissement de 10 millions d’euros pour agrandir les locaux de la police

Les ministres Juan Carlos Campo et Fernando Grande Marlaska, ce vendredi à Algésiras.
Les ministres Juan Carlos Campo et Fernando Grande Marlaska, ce vendredi à Algésiras.ROMN ROSEFE

le Plan d’ensemble pour le Campo de Gibraltar que le gouvernement espagnol a lancé en novembre 2018 a permis à ce dernier d’augmenter de 51% les interventions policières dans la région, selon le bilan dressé ce vendredi par les ministres de l’Intérieur, Fernando Grande Marlaska, et de la Justice, Juan Carlos Campo , qui a passé en revue les objectifs atteints au cours d’une visite à Algésiras.

Les données examinées couvrent de juillet 2020 à mai de cette année. C’est-à-dire que le plan susmentionné a été étendu et étendu à toute la province de Cdiz, Huelva et Malaga, que la pression policière a contraint les réseaux de drogue à détourner leurs routes d’introduire des marchandises illicites en Espagne.

Pendant ce temps, 457,9 tonnes de drogue ont été saisies et 28,7 millions d’euros sont intervenus dans les 4 745 opérations de police menées. Dommages et suffocation aux structures qui Ils ont mis en place des réseaux de drogue ils sont clé, selon Marlaska, pour démanteler ces organisations illicites. A Malaga, les interventions de blanchiment d’argent ont augmenté de 250% par rapport aux douze mois précédents.

Les actions qui ont le plus progressé sont celles visant à lutter contre le trafic de drogue (53%), tandis que celles visant à lutter contre le blanchiment d’argent ont également augmenté de manière notable (42%). Il est à noter que 2 449 enquêtes judiciaires ont été menées l’année dernière, soit 32 % de plus qu’à la même période de l’année précédente, et le nombre de arrêté pour délits liés au trafic de drogue était de 3 769 (14% ms).

L’une des plus grandes exigences des agents de la Police nationale, de la Garde civile ou de la Surveillance douanière qui travaillent dans la zone du détroit est l’augmentation des ressources matérielles et humaines pour lutter contre le crime organisé.

En ce sens, Marlaska a annoncé un investissement de 10 millions d’euros En plus des 6.6 qui étaient déjà lancés en 2020 et qui ont permis l’achat de 86 véhicules, en plus des dispositifs de surveillance et de soutien à la recherche.

Parallèlement à l’action policière, l’action judiciaire doit être coordonnée. C’est pourquoi le ministre de la Justice, Juan Carlos Campo, a justifié le travail du Bureau du recouvrement et de la gestion des avoirs (ORGA) qui opère à Algésiras et qui a permis de traiter 454 dossiers dans la zone du détroit. Cela s’est traduit par la localisation et la confiscation de 1 239 véhicules, 22 bateaux, 877 fermes, 247 relations d’entreprise, 765 comptes bancaires et 39 régimes de retraite. A noter que, sur le solde global de 51 millions d’euros de l’ORGA, plus de deux correspondent à des actions menées par les dépendances algésiennes.

Cependant, le domaine continue de nécessiter une attention prioritaire, ce que, selon les deux ministres, l’exécutif actuel prend en compte. En fait, Marlaska, qui a été interrogée par des journalistes sur une nouvelle extension du plan global, a laissé entendre que les actions s’étendront au-delà de la fin de 2021 : nous continuons à travailler et elles seront adoptées les mesures nécessaires et précis jusqu’à la fin du trafic de drogue.

Les groupes sociaux de lutte contre la drogue, en plus des syndicats de police, demandent que le Campo de Gibraltar soit déclaré zone d’unicité particulière et ont donc des conditions spécifiques pour les agents, médecins, juges ou enseignants qui sont affectés à cette partie de l’Andalousie.

Juan Carlos Campo a souligné que son département a déjà augmenté le personnel des magistrats de l’audience et qu’à partir d’aujourd’hui un nouveau renfort dans le trois arrondissements judiciaires de la région (Algésiras, La Lnea et San Roque), bien qu’il ne les ait pas quantifiés. Pour sa part, Marlaska a expliqué qu’il existe des groupes de travail analysant la situation quel que soit le catalogage qui peut être donné au secteur.

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