Trente-cinq détenus en Aragon pour avoir loué leurs papiers à « sans papiers » afin qu’ils puissent travailler dans divers abattoirs chroniques

Ils sont accusés de favoriser l’immigration illégale, la falsification de documents et les crimes contre les droits des travailleurs

Politique
La police fouille les abattoirs d’Aragn.EM

L’argent de la Police nationale a arrêté 14 personnes pour avoir favorisé l’immigration illégale, falsifié des documents et autres délits contre les droits des travailleurs en louant des papiers à des immigrés en situation irrégulière afin qu’ils puissent travailler dans différents abattoirs de Aragon. Il s’agit de la deuxième phase de ce qu’on appelle Opération Superposé, qui compte déjà 35 personnes arrêtées et enquêtées.

La Brigade provinciale des étrangers et des frontières de Saragosse, en collaboration avec le Inspection du travail et de la sécurité sociale, enquête depuis mars dernier sur des crimes présumés commis dans plusieurs abattoirs de cette communauté autonome.

Dans la première phase de l’opération, qui a débuté dans l’entreprise chronique Litera Meat, dans la province de HuescaIl y avait 20 détenus, qui ont été accusés d’un délit de falsification de documents pour avoir utilisé, sans y être autorisé, les documents d’autres compatriotes pour travailler, car ils étaient en situation irrégulière en Espagne.

Dans une deuxième phase, huit autres arrestations ont eu lieu à Saragosse au cours des mois d’avril, mai et juin. Ils étaient les véritables propriétaires d’une partie des documents utilisés par des compatriotes en situation irrégulière arrêtés en mars, qui avaient été contactés et capturés pour « louer » leurs documents espagnols par le principal détenu de la première phase précitée.

AVANTAGE ÉCONOMIQUE DOUBLE

Selon la police, ces activités procurent un double avantage économique. D’une part, le paiement direct qu’ils perçoivent pour « prêter » leur NIE ou DNI et, d’autre part, les périodes pendant lesquelles ces étrangers en situation irrégulière ont frauduleusement cotisé à la Sécurité sociale en leur nom, ce qui leur permettra d’accéder indûment à des prestations futures pour chômage, subventions et autres aides sociales.

Tous font l’objet d’enquêtes pour délits de falsification de documents et d’incitation à l’immigration illégale, pour avoir aidé, intentionnellement et dans un but lucratif, une personne non ressortissante d’un État membre de l’Union européenne à séjourner en Espagne en violation de la législation sur séjour des étrangers.

Pour ces activités, le Code pénal envisage des peines de prison pouvant aller jusqu’à un an.

Au cours des mois de mai et juin, d’autres abattoirs ont été inspectés et, dans l’un d’eux, situé dans la province de Saragosse, plus de 70 travailleurs ont été identifiés et deux autres étrangers en situation irrégulière ont été détectés qui travaillaient sous couvert de documents. de compatriotes les traversent grâce aux similitudes de leurs caractéristiques physiques.

De même, lors d’interventions ultérieures, quatre autres étrangers en situation irrégulière ont été détectés dans d’autres abattoirs travaillant avec la documentation d’autres personnes.

Dans la plupart des cas, l’embauche se fait via des agences de travail temporaire, ce qui rend encore plus difficile pour les responsables des entreprises chroniques qui les emploient de détecter ces pratiques.

Ces six étrangers ont été arrêtés et mis en examen pour un délit de falsification de documents, pour lequel ils encourent des peines privatives de liberté allant de six mois à trois ans de prison.

Comme dans le cas précédent, les enquêtes ont permis la localisation et l’arrestation, pour le moment, de l’un des véritables propriétaires de ces documents « loués », qui fait l’objet d’une enquête pour les délits de falsification de documents et favorisant l’immigration illégale.

Selon les sources susmentionnées, depuis mars dernier, 35 personnes au total ont été arrêtées dans le cadre de la prestation de services dans différents abattoirs d’Aragn.

La procédure de police a été transmise aux tribunaux d’instruction correspondants et l’enquête est toujours ouverte, de nouvelles arrestations ne sont donc pas exclues.