Le Maroc et l’Espagne envisagent la fin de la crise diplomatique avec la première rencontre entre Albares et Burita

Les deux ministres des Affaires étrangères se sont entretenus par téléphone ce matin et sont convenus de tenir une réunion « prochainement »

Albares, hier à New York, avec le secrétaire général de l'ONU, Ant
Albares, hier à New York, avec le secrétaire général de l’ONU, Antnio Guterres.Evan SchneiderEFE

Premier pas ferme pour la reprise des relations diplomatiques entre l’Espagne et le Maroc, après Mohamed VI exprimer publiquement son désir d’ouvrir une étape « indita » dans la collaboration avec Madrid. Le ministère des Affaires étrangères a rapporté cet après-midi que José Manuel Albares vous avez eu une conversation téléphonique avec votre homologue, Nasser burita, et qu’ils ont convenu de « tenir une réunion en personne, bientôt », puisqu’une réunion à New York n’a pas été possible, dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU. Albares est là mais Burita n’assiste pas au rendez-vous.

L’horizon de cette rencontre, qui devrait se tenir à Rabat, vient de normaliser la communication entre les deux pays, que le Maroc a dynamité après la décision espagnole d’héberger le leader du Front Polisario dans un hôpital de Logroo, Brahim ghali. Ce fait a produit la plus grande crise politique avec le voisin africain depuis Perejil. La monarchie d’Alau l’a utilisé pour punir l’Espagne et, fondamentalement, le ministre de l’époque Arancha Gonzlez Laya, pour ne pas avoir appuyé la décision de Donald Trump reconnaître le caractère marocain de la chara.

Et pour clarifier sa colère, après plusieurs déclarations contre l’Espagne et son ministre, dans lesquelles il était averti que l’accueil marocain aurait des conséquences, Rabat a poussé et autorisé l’arrivée de milliers de Marocains sur les côtes de Ceuta pour faire comprendre que cela arrive s’ils ne contrôlent pas leur frontière.

Petit à petit la situation s’est normalisée mais Pedro Sanchez Il a fini par sacrifier Laya lors du renouvellement de son cabinet en juillet, preuve de sa volonté de reprendre les relations avec le Maroc. Elle n’a plus entretenu d’interlocution avec Burita, qui ne l’a même pas mis au téléphone, et c’est elle qui a fait le pari au sein du Gouvernement d’amener Ghali, après que l’Algérie l’a demandé, contre les critères d’autres ministres, comme l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska.

Désormais, avec l’assentiment de Mohamed VI et l’affectation prioritaire de Sánchez à Albares pour nouer des relations avec le Maroc, le nouveau ministre des Affaires étrangères tisse une nouvelle communication avec son homologue. Aujourd’hui, il est rendu public qu’ils ont parlé mais l’avaient déjà fait auparavant. C’est la preuve tangible du dégel.

L’annonce qu’ils vont enfin se rencontrer est intervenue le jour même où l’on sait qu’un juge de Saragosse a appelé à déclarer Gonzlez Laya comme accusé, dans une affaire enquêtant sur l’entrée en Espagne de Ghali, qui, sur ordre des autorités étrangères, n’a pas demander un passeport, car il a été transporté par un avion officiel algérien. La plainte émane d’un particulier, l’avocat Antonio Urdiales, aux liens familiaux avec le Maroc, qui dit se sentir lésé par la crise diplomatique entre les deux pays qui a provoqué l’arrivée du leader sahraoui. Cependant, ses liens avec Rabat et l’enquête judiciaire qu’il a menée ne semblent pas propices à ce que l’Espagne poursuive le dégel avec le Maroc. Le tout sans savoir si cette affaire fera également partie de la conversation qu’Albares et Burita ont.

Ces mots étaient le signal sans équivoque que l’orage était passé et que Rabat, après avoir recueilli la pièce du précédent ministre des Affaires étrangères,. Arancha Gonzlez Laya, était prête à revenir à la normalité.

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