L’arrivée de la loi sur le multilinguisme à l’école secondaire porte à 60% le nombre d’étudiants qui étudieront en valencien

Les centres ont la possibilité d’enseigner jusqu’à 60% des heures en valencien

Le ministre de l'Éducation, Vicent Marzà, dans les tribunaux valenciens.
Le ministre de l’Éducation, Vicent Marzà, dans les tribunaux valenciens.BIEL ALIO
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La loi sur le multilinguisme mise en œuvre par le gouvernement valencien actuel arrivera aux instituts l’année prochaine. Après avoir été mise en place dans les écoles maternelles et primaires et avoir laissé une année blanche en raison de la pandémie, la norme achève définitivement son déploiement en septembre avec son application en ESO, Baccalauréat et Formation Professionnelle. Et, bien qu’au fond ni les partisans de l’immersion en valencien ni les partisans de l’enseignement en espagnol ne l’aiment, les premières données sur sa portée parlent déjà d’un revirement chez les étudiants qui étudieront plus d’heures de valencien en pratique.

Au fur et à mesure qu’elle avançait ce lundi en À Punt le ministre de l’Éducation, Vicent Marza, 60 % des élèves du secondaire « conduiront principalement en valencien », contre 28 % actuellement. C’est-à-dire pratiquement le double, comme le justifie le leader de Compromís qui, paradoxalement, a vu s’abattre sur lui les critiques des secteurs liés au nationalisme et de ceux en faveur d’un enseignement à 100 % en valencien.

Il faut tenir compte du fait que la loi actuelle est venue remplacer un premier décret de la Generalitat que le Conseil provincial d’Alicante a réussi à renverser devant les tribunaux pour discrimination en espagnol. Avec la réglementation en vigueur, l’espagnol et le valencien doivent être enseignés au moins 25% des heures, tandis que l’anglais est réservé à une fourchette comprise entre 15 et 25 % du temps d’enseignement, selon les ressources et les besoins de chaque centre.

En fait, Marzà se cache dans ce ce sont les centres éducatifs qui décident du projet linguistique à appliquer, accord préalable de la commission scolaire à la majorité des deux tiers. Selon le ministère, 90 % des instituts ont approuvé leurs plans avec le vote favorable d’une grande partie de la communauté éducative, bien que les familles des zones de langue castillane aient dénoncé qu’ils n’avaient pas été pris en compte dans le processus de préparation dit plans. .

Avec la loi en main, les centres peuvent atteindre un maximum de 60% des heures en valencien, puisque la norme elle-même établit que l’Administration favorisera le dépassement de 50 %. Ceci est tiré du PP pour demander son abrogation et la liberté de choix de la langue, car avec le système précédent, l’étudiant optait pour des lignes en valencien ou en espagnol.

Cependant, Marzà a insisté pour que le Cour suprême il a dicté qu’« il ne peut y avoir d’enseignement dans une langue ». « Le valencien aurait pu reculer car les anciennes lignes valenciennes auraient dû avoir 25% d’espagnol », a-t-il déclaré, pour montrer qu’au contraire, avec la nouvelle loi tripartite, plus d’étudiants étudieront plus d’heures en valencien.