La CUP oblige les Aragons à fixer une date pour la tenue d’un nouveau référendum avant 2025

Débat de politique générale

Les radicaux feront voter leur proposition demain et engageront l’ERC, qui vient d’accepter une négociation « sans délai » avec Sánchez.

Aragon
Aragons, au Parlement.Pedro Salado / AP

Après la manœuvre de Junts pour faire sauter la table des négociations avec le gouvernement, le feu ami de la CUP toujours inflammable est désormais proche de Père Aragons. Les radicaux ont exigé que le président de la Generalitat fixe une date pour la célébration d’un nouveau référendum sur l’indépendance avant 2025.

Conscient que la demande des antisystèmes contrevient à l’engagement pris avec Pedro Sánchez d’entreprendre une négociation sans délais sur le conflit, le chef de l’Exécutif catalan a rejeté la demande des antisystèmes. Le leader de l’ERC a allégué que l’accord d’investiture avec le CUP incluait l’engagement de travailler pour réunir les conditions pour générer un référendum, mais sans préciser de dates.

Les radicaux ne considèrent pas l’affaire réglée et ils voteront aujourd’hui une motion dans laquelle ils demandent littéralement la tenue d’un référendum d’autodétermination avant la fin de la législature. Si ERC ne parvient pas à convaincre le CUP de moduler sa résolution afin de le soutenir, il sera présenté face à une grande partie du séparatisme et certifiera une confrontation ouverte avec l’opposition, qui menace de retirer son soutien parlementaire et de quitter son Gouvernement en minorité. A l’horizon, il aperçoit aussi le Président la question de confiance qu’il accordait justement au CUP en échange de son soutien à l’investiture et qui permettra aux radicaux de renverser le président de la Generalitat en 2023, puisque leurs voix sont décisives pour atteindre la majorité absolue.

Le schéma CUP compromet également les Junts, qui préconisent de récupérer la voie unilatérale, mais sont incapables de déterminer comment. Élever un nouveau référendum dans le contexte actuel avec l’État devant nous, je ne sais pas si c’est très viable. Il n’est pas envisageable pour l’Etat de prendre des mesures pour empêcher le 1-O de se produire, a admis mardi la présidente du Parlement, Laura Borrs.

La position publique du président Junts – toujours enclin à la fuite en avant – laisse deviner le malaise que la motion CUP génère également dans le parti de Carles Puigdemont, qui continue de se sentir plus à l’aise d’épuiser l’ERC que d’élaborer un plan concret pour mettre en œuvre le résultat 1-O.

La preuve en fut les paroles émises par Quim Torra lors de son hommage au Parlement. L’ancien président disqualifié de la Generalitat a condamné les Aragons à culminer la sécession sur un horizon précis, sans donner plus de concret à la feuille de route désormais vide de l’indépendance.

Face aux conséquences imprévisibles à moyen terme que pourrait engendrer le divorce entre l’ERC et le CUP, le PSC a tendu la main aux républicains pour inaugurer une collaboration parlementaire qui permet pour le moment l’approbation des budgets de la Generalitat. Si vous ne trouvez pas de soutien pour les budgets, vous pouvez en discuter avec mon groupe, a déclaré le socialiste Salvador Illa, évitant son rôle de chef de l’opposition et après avoir vérifié au siège du parlement qu’Aragons devient président de la moitié de la Catalogne et exclut la moitié des Catalans en continuant d’axer leur projet politique sur l’indépendance.

Evidemment, Aragons a rejeté l’offre du PSC car il avait promis de privilégier l’approbation des comptes avec la majorité de l’investiture, c’est avec Junts et cette CUP qui pose déjà des ultimtums aux Président alors qu’une demi-année ne s’est pas encore écoulée depuis son investiture.

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