La Cour nationale confirme la poursuite de l’avocat Gonzalo Boye pour blanchiment de fonds de Sito Mianco

Avocat de Carles Puigdemont et Quim Torra, la Chambre criminelle entérine la décision du juge dans l’affaire ouverte contre le baron de la drogue

Gonzalo Boye, à son arrivée au Tribunal national en février dernier dans le procès de Luis B
Gonzalo Boye, à son arrivée au Tribunal national en février dernier dans le procès de Luis Brcenas.EFE
  • Justice La Cour nationale poursuit l’avocat Gonzalo Boye pour blanchiment de fonds du narco ‘Sito Mianco’
  • Enquête L’entrée qui pointe vers l’avocat de Carles Puigdemont dans le blanchiment d’argent de la drogue : « Gonzalo, 10.000 euros »

La Cour nationale a confirmé la poursuite de Gonzalo Boye, avocat de Carles Puigdemont et Quim Torra, dans l’affaire contre le baron de la drogue Jos Ramn Prado Bugallo, Sito Mianco, pour deux opérations d’introduction en Espagne de près de quatre tonnes de cocaïne et la création d’un réseau de blanchiment de l’argent obtenu.

La Chambre criminelle appuie le jugement du juge d’instruction Mara Tardn et ratifie la poursuite de Boye pour blanchiment d’argent au sein d’une organisation criminelle et pour falsification de document officiel.

Le juge a lié Boye à l’une des opérations du Sito Mianco récupérer 889 620 euros qui avaient été saisis par la police à l’aéroport de Jouer aux cartes, caché dans une valise d’un des membres de l’organisation. Boye et deux autres avocats sont poursuivis pour avoir participé à la préparation de documents et de contrats de vente de lettres de change afin de récupérer l’argent saisi par la police. Dans cette affaire, le juge a traité 45 personnes physiques et cinq autres personnes morales.

Contrats de vente et émission de factures

Dans son ordonnance, la Chambre rejette l’appel de Boye et explique que dans cette phase procédurale, la culpabilité ou l’innocence de l’accusé n’est pas appréciée, mais plutôt s’il existe des indices justifiant sa qualité d’accusé. Le tribunal indique que les différents rapports de police reconstituent la vie commerciale des lettres de change émises en garantie de prêts hypothécaires. « Et, plus précisément, comment lesdites lettres ont ensuite été utilisées par le réseau criminel, pour faciliter les activités visant à récupérer l’argent saisi à Barajas suivant les instructions de Prado Bugallo, prétendument transmises par Garca Arango et dirigées par l’appelant Boye Tuset ».

Ces informations, ainsi que la surveillance, le contrôle et les contacts entretenus entre les prévenus, permettent de déduire « la concordance d’indices rationnels qui permettent de rattacher M. Boye aux faits et aux crimes pour lesquels il est désormais poursuivi ».

« Existen indicios, concluye la Sala, « de su presunta participacin en la manipulacin de unos contratos de compraventa y emisin de letras por valor de 889.620 euros, tal como se constata en el curso de los trmites seguidos en los expedientes sancionadores que se siguieron en la Secrétaire Général du Trésor et de la Politique Financière, qui prouvent incidemment la simulation et l’absence de contenu réel des différents documents de prêt et la constitution d’hypothèques de change et de contrats d’achat et de vente de lettres de change qui ont été fournis par la requérante aux dossiers initiés même pour tenter de justifier l’origine des 889.620 euros que cinq des personnes inculpées dans cette affaire étaient auparavant intervenues à l’aéroport de Barajas.»