Elections catalanes: Santiago Abascal affronte les manifestants le jour même où le JEC exhorte la Generalitat à protéger les candidats Vox

Le Conseil considère que les actes de la formation se sont déroulés « dans un environnement de coercition contraire à ce que devrait être l’exercice de ce droit fondamental »

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Santiago Abascal dans un événement de campagne cette semaine
Quique Garcia EFE

Les attentats qui ont eu lieu le week-end dernier dans plusieurs villes catalanes alors que Vox faisait campagne pour les élections régionales, notamment avec des sympathisants blessés et des dommages aux véhicules, constituaient « une violation des droits inscrits dans la Constitution ». Ceci est pris en compte par la Commission électorale centrale, qui estime une plainte déposée par Vox après avoir reçu ces attaques lors de divers événements, tels que ceux qui ont eu lieu à Vic, Valls ou Salt. Le Conseil indique que «des actes d’intimidation et de violence se sont produits» lors de ces élections qui se sont déroulées «dans un environnement de coercition contraire à ce que devrait être l’exercice de ce droit fondamental».

Pour cette raison, le Conseil exhorte le Département de l’Intérieur de la Generalitat à adopter toutes les mesures nécessaires pour permettre la célébration des actes publics de la campagne électorale de Vox « sans actes de violence ni d’intimidation ». En outre, il demande aux policiers qui surveillent «d’identifier et, le cas échéant, d’arrêter et de traduire en justice ceux qui recourent à la violence pour prévenir de tels actes».

Le dernier exemple s’est produit ce jeudi à Tortosa lorsque le chef de la formation, Santiago Abascal, a fait face à un groupe de personnes qui l’ont hué et insulté lors d’un acte. Abascal est descendu de la tribune pour aller vers les manifestants qui ne l’ont pas laissé intervenir.

Précisément, il y a quelques jours le ministre de la Présidence, Meritxell Bud, accusait Vox de monter pendant cette campagne des « provocations » qui mettaient en danger « non seulement leur propre sécurité mais aussi celle des manifestants et celle des forces de sécurité » qu’ils surveiller leurs actions. Le Conseil électoral invoque le « droit de réunion pacifique sans armes » et le « droit à la participation politique » contenus dans la législation et met en garde contre des peines de prison « de deux à trois ans » si quelqu’un tente de les saper « par la violence ».

En outre, il rappelle que c’est la Generalititat qui « a l’obligation de garantir l’exercice effectif du droit qu’a tout candidat de diffuser son programme électoral par des actes publics ». Il souligne également que dans ces actes Vox, «les Mossos d’Esquadra, en coordination avec la police nationale, ont adopté des dispositifs de sécurité importants qui ont empêché ou réduit les dégâts» de ces «actions violentes». Malgré cela, «cela n’a pas empêché que ces actes électoraux se déroulent dans un environnement de coercition contraire à ce que devrait être l’exercice de ce droit fondamental». Ainsi, il appelle la Generalitat à adopter « toutes les mesures nécessaires permettant de célébrer les actes publics de la campagne électorale de Vox et de toute autre formation politique, en évitant les actions violentes ou intimidantes telles que celles dénoncées ».