Aragons et Puigdemont demandent une amnistie à Snchez pour que le fugitif puisse rentrer en Espagne

« Ce n’est pas seulement important que ceux qui sont en prison en sortent, mais que personne d’autre n’y entre », s’est défendu le président de la Generalitat après avoir résidé avec son prédécesseur à Waterloo

Aragons et Puigdemont demandent une amnistie à Snchez pour que le fugitif puisse rentrer en EspagneLE MONDE (Vidéo) // AFP (Photo)

Les pardons sont les bienvenus, mais ils ne suffisent pas. Père Aragons Oui Carles Puigdemont ils ont exigé Pedro Sanchez l’approbation d’une loi d’amnistie afin que le fugitif puisse retourner en Espagne sans rendre de comptes devant la Justice. Il est non seulement important que ceux qui sont en prison en sortent, mais que personne d’autre n’y entre, s’est défendu le président de la Generalitat, après avoir rencontré son prédécesseur à Waterloo. Aragons et Puigdemont ont nié que les grâces supposent la solution du conflit et le fugitif a soutenu : Les grâces n’affecteront que les injustement emprisonnés. Notre retour doit être un retour en tant que peuple libre. Nous l’avons mérité en affrontant l’État espagnol. Ce sera pour que nous puissions y retourner. Il n’y a pas d’autre moyen.

Lors d’une apparition conjointe avec l’ancien chef de l’exécutif catalan lors de la célébration du 1-O, Aragons a insisté sur le fait que le mouvement indépendantiste ne renoncera jamais à son objectif, qui est l’indépendance de la Catalogne. le Président affecte ainsi l’argumentation qu’il défend depuis que le gouvernement a annoncé l’octroi imminent de la mesure de grâce pour Oriol Junqueras et le reste des dirigeants emprisonnés. Le même qu’il a l’intention de transférer au président du gouvernement lors de la réunion bilatérale qui se tiendra à La Moncloa une fois que les grâces auront été approuvées par le Conseil des ministres, ce qui pourrait arriver mardi prochain.

Tant lors de cette réunion que lors de la prochaine réunion de la table des négociations avec le gouvernement, les Aragons allèguent la nécessité de promouvoir l’amnistie afin que les fugitifs puissent retourner en Espagne et d’éviter que les personnes impliquées dans le 1-O aient à continuer à faire face à le millionnaire réclame de la Cour des comptes pour détournement de fonds pour organiser le 1-O. De même, exiger la tenue d’un référendum convenu avec l’État.

Ce pari a reçu ce vendredi l’approbation publique de Puigdemont, qui, flanquant l’Aragon, a estimé que seul un référendum convenu avec le Gouvernement pouvait remplacer le 1-O, dont le résultat le fugitif juge valable.

Le soutien de Puigdemont aux négociations avec le Gouvernement suppose une boule d’oxygène pour Aragons, qui obtient le crédit nécessaire pour reprendre le dialogue avec l’Exécutif sans ressentir la présence immédiate de l’épée de Damoclès sur sa tête. La bonne entente mise en scène hier entre Puigdemont et le nouveau chef de l’exécutif catalan confirme que le républicain aura jusqu’en 2023 pour insister pour négocier avec le gouvernement. Après cette date, le retour à la voie unilatérale sera exigé à la fois par JxCat et par la CUP.

D’ici là, ERC aura également été chargé de raisons d’embrasser l’impulsion d’un nouveau vote sécessionniste non d’accord avec l’État. Les républicains n’ont jamais considéré la confrontation totalement enterrée, malgré le fait que Junqueras ait privilégié la négociation avec Sánchez pour obtenir sa grâce. L’engagement de le faire réapparaître dans la présentation politique d’ERC et est toujours pleinement valable, comme l’a également révélé l’enquête de la Garde civile dans le Opération Voloh. L’information retrouvée sur le téléphone portable de l’ancien dirigeant républicain Xavier Vendrell indiquait que le plan consiste à affaiblir l’Etat à la table des négociations comme étape préliminaire pour revenir à la voie unilatérale.