Le CGPJ critique la loi du «  seul oui est oui  » et met en garde de ne pas éviter la victimisation secondaire

Les orateurs du rapport sur la loi sur la liberté sexuelle critiquent la définition du consentement qui figure dans la rédaction de la loi Montero. Il sera débattu en séance plénière du 25 février

Irene Montero intervient depuis la plateforme du Congrès en séance plénière.

Irene Montero intervient depuis la plateforme du Congrès en séance plénière.
NGEL NAVARRETE

  • Menteur des Salesas.

    La «loi Montero» punit la «violation par soumission chimique»

  • Gouvernement de coalition.

    Les ministres ont dû approuver la «  loi Montero  » sans pouvoir la lire

Les rapporteurs pour le rapport sur Loi sur la liberté sexuelle au Conseil général de la magistrature (CGPJ) sont très critiques à l’égard de certains des aspects les plus importants de ce que l’on appelle également la loi Montero, tels que la définition du consentement ou l’absorption du crime d’abus sexuel dans celui d’agression sexuelle, ce qui permet au type criminel de être unifié.

De plus, dans leur rapport préliminaire, de 158 pages, qui sera étudié par la séance plénière de l’instance judiciaire le 25 février prochain, ils préviennent que la norme n’empêche pas la victimisation secondaire.

Dans la proposition des orateurs, à laquelle EL MUNDO a eu accès, les membres préviennent qu’en matière de crimes contre la liberté sexuelle, le Code pénal actuel est déjà basé sur l’idée de consentement, bien qu’il n’inclue pas de définition de le concept, et considère comme punissable tout acte de nature sexuelle commis sans le libre consentement du contribuable, que ce soit sous forme d’agression ou d’abus sexuel, soit parce qu’il n’y a pas un tel consentement ou parce qu’il s’agit d’un consentement vicié .

En ce sens, ils jugent inutile la définition que le projet introduit à l’article 177.1 du Code pénal, selon laquelle << il est entendu qu'il n'y a pas de consentement lorsque la victime ne s'est pas manifestée librement par des actes extérieurs, concluants et sans équivoque selon la circonstances concurrentes sa volonté expresse de participer à l'acte ".

Concernant la formulation du consentement, les membres affirment également que la définition contenue dans la loi Montero contient des éléments contradictoires en admettant clairement dans sa première partie que la manifestation de la volonté peut être expresse ou implicite et exiger dans son dernier paragraphe qu’elle soit expresse . Afin d’éliminer cette contradiction, les rapporteurs du CGPJ proposent que le précepte se réfère à la volonté en termes non équivoques – comme le fait déjà le Code pénal – qui peut être exprimée de manière expresse ou implicite.

En ce qui concerne l’introduction du crime d’abus sexuel dans celui d’agression sexuelle, les orateurs soutiennent qu’il pourrait avoir un effet non protégé sur la victime, car l’utilisation d’un moyen de commissivité plus dommageable qu’un autre de moins d’intensité est sans pertinence. Les membres expliquent qu’avec le libellé actuel de la loi pour l’auteur du crime, il n’aura pas de plus grandes conséquences d’utiliser un moyen commissif plus nocif qu’un autre de moins d’intensité. Pour éviter cela, il faudrait prévoir une forme aggravée d’agression sexuelle lorsque, indique le document du Pouvoir Judiciaire.

Les membres avertissent également que l’unification des deux types d’infractions pénales entraîne le risque de punir avec une grande sévérité des comportements qui présentent un degré de blessure moindre. Bien que pour éviter cela, un type facultatif atténué soit incorporé à l’article 178.3 qui permet au juge d’imposer une peine moins grave au vu de « l’entité mineure du fait », les orateurs estiment que ce concept souffre d’imprécision et de manque d’exhaustivité, laissant une large marge d’interprétation qui pourrait compromettre le principe constitutionnel de la légalité pénale.

Les orateurs du rapport, obligatoires mais non contraignants, sont les membres Roser Bach, magistrat de la Cour supérieure de justice de Catalogne; Juan Manuel Fernndez, magistrat de la chambre civile et pénale de la Cour supérieure de justice de Navarre; Oui Pilar Seplveda, avocate et fondatrice de l’Association des femmes victimes d’agressions sexuelles.