Telles sont les inconnues Samur First Response Units qui sauvent des vies à vélo ou à pied

« Les citoyens se sentent plus en sécurité »

Les UPR ont fourni plus de 450 assistances entre juin et juillet et, bien qu’elles soient déployées de manière ponctuelle, il est déjà à l’étude qu’elles soient actives toute l’année.

Deux unités de l'équipe Lince, hier, au Retiro.
Deux unités de l’équipe Lince, hier, au Retiro.JAVI MARTNEZ

« Nous servons à partir d’une petite goutte pour les personnes qui ont été perdues, qui subissent des crises cardiaques. Récemment, ici à Retiro, nous avons retiré un homme de 54 ans d’un arrêt cardiorespiratoire. Notre quart touchait à sa fin et nous partions lorsque nous avons reçu un avertissement d’un homme affalé derrière la jetée. Nous avons évalué qu’il s’agissait d’une crise cardiaque, nous avons activé le protocole d’urgence et, pendant que les ambulances arrivaient, nous commençons les premières manœuvres. Nous sommes préparés pour cela, et pour tout ce qu’il faut. »

Fier du travail accompli, parle Manuel Collados, qui, avec Alberto Lpez, fait partie de l’équipe Lince, une unité qui parcourt à vélo les parcs et les rues centrales de la capitale et qui, avec les équipes Halcn et Eco, composent le SAMUR-Civil Protection First Response Units (UPR). Ils sont tous bénévoles. Ils apportent leur grain de sable à une noble cause qui, du 1er juin au 31 juillet il a fait 450 passes décisives.

Beaucoup doux, mais dans d’autres son intervention a été la différence entre la vie et la mort. Ils sont là dans ce qu’ils appellent « les minutes d’or », aidant les personnes touchées pendant que d’autres unités de réanimation avancée se déplacent. « Nous sommes des professionnels, les gens ne sont pas entre les mains de n’importe qui. Nous ne sommes pas médecins, mais nous pouvons aider jusqu’à ce que le médecin vienne. Nous sommes la première étape d’une chaîne de soins totalement intégrée », conclut ce couple d’agents de santé, qui avoue ne pas entre 25 et 30 kilomètres à vélo, tout équipé : « Nous transportons le même matériel qu’une ambulance à l’exception de la civière : défibrillateur, matériel de contrôle des saignements… voire de l’oxygène. »

Dans leur quotidien, les mésaventures sont nombreuses : rodages de vélos et de scooters, chutes sur la voie publique, cadres syncopaux… Tout se passe en premier lieu à travers les UPR, qui se déploient de manière spécifique à certains moments de la année – surtout à Noël-, bien que compte tenu de son excellent accueil il a été décidé qu’ils agissent en permanence durant cet été, et il est déjà à l’étude qu’ils restent actifs toute l’année.

Plus d’activité le week-end

Quelque chose que Javier Mellado, chef de l’équipe Halcn, et son partenaire Eduardo Muela verront de bons yeux. La particularité de ces unités est qu’elles se déplacent dans la capitale à moto. Ils ont un plus grand flux d’activité, ils mettent en évidence, le week-end ou lors de vos courses, marquant le pont de décembre comme date clé. « C’est curieux, mais il y a plus de sncopes ou d’évanouissements en hiver, quand il fait très froid et chaud, ils vont faire leurs courses dans un magasin, que maintenant en été », expliquent Muela et Mellado, ce dernier de la Garde civile avec 17 ans. de volontariat dans la Protection Civile.

Bien que tous les bénévoles ne soient pas aussi vétérans qu’eux. Par exemple, deux membres de l’équipe Eco, Lidia Fernndez et Dani Gonzlez, âgés respectivement de 21 et 19 ans, qui ont fait leurs débuts cette année. Votre unité a la particularité de se déplacer à pied. « C’est très satisfaisant, et ne prêter qu’un peu d’aide comme résoudre une crise d’anxiété est très gratifiant« , dit Fernndez.

Plusieurs membres de l'UPR, hier, à la Retraite.
Plusieurs membres de l’UPR, hier, à la Retraite.J. MARTNEZ

« Je me souviens d’un avis qui nous est parvenu au début de l’été comme un étourdissement, quelque chose de courant à cette époque. Après être arrivés et avoir évalué la situation, nous avons déterminé qu’il s’agissait d’un accident vasculaire cérébral, nous avons eu la possibilité de faire cette évaluation rapidement avec un très temps de réponse court, et activer le protocole.Le patient s’est bien rétabli, dans ce type d’événements qui dépendent du temps pour avoir une réponse et un soutien rapide est la différence entre une extrémité ou une autre « , illustre un Gonzlez souriant.

Tous les UPR, dépendants de la zone Porte-parole, Sécurité et Urgences dirigée par Inmaculada Sanz, sont géolocalisés en temps réel, afin que la Centrale puisse attribuer tout avis par proximité et guider leur trajet jusqu’au demandeur.

Les unités de première réponse sont composé d’un total de 1 100 bénévoles, « le plus grand corps de volontaires en Espagne », comme le raconte Montse Marcos, responsable de la protection civile. Et il ajoute : « Tout le monde peut être volontaire. Ils devront suivre une formation de trois mois qui est suivie de six mois supplémentaires de périodes probatoires. Les citoyens sont ravis car ils se sentent très en sécurité en voyant des hommes en uniforme dans les rues« .

Après avoir analysé le risque qui existe dans les grands sites de Madrid, certains lieux où ces UPR agissent ont déjà été établis : Sol, Retiro, Madrid Ro… Même s’ils peuvent aussi « se mobiliser sur des événements spécifiques », conclut Marcos.