Tous les accusés d’extraction illégale d’eau à Doana acquittés

Deux anciens maires d’Almonte et 13 administrateurs d’exploitations agricoles ont été poursuivis

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Intervention de la Garde civile dans la détection de puits illégaux à Doana.CG

Le tribunal pénal numéro 1 de Huelva a acquitté deux anciens maires d’Almonte et 13 autres personnes, tous administrateurs de exploitations agricoles, qui ont été jugés en mars dernier pour un crime présumé contre les ressources naturelles et l’environnement pour extraction illégale d’eaux souterraines causant un risque de graves dommages à l’équilibre des systèmes naturels de la espace naturel doana et, subsidiairement, d’un crime d’usurpation-détournement des eaux.

Dans la sentence notifiée hier aux parties à la procédure, contre laquelle un recours peut être interjeté devant le Tribunal provincial de Huelva, le magistrat acquitte les quinze prévenus – les deux anciens maires en tant que complices et les autres en tant que coauteurs de ladite crime- et sept entités liées à ce dernier, comme indiqué par le Cour supérieure de justice d’Andalousie (TSJA) c’est une déclaration.

Le juge considère qu’il est prouvé que l’Institut andalou de réforme agraire (IARA), organe autonome de la Junta de Andaluca rattaché à la Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, a signé entre 1996 et 2006 plusieurs accords avec la mairie d’Almonte pour réaliser une expérience d’introduction de techniques de culture de fraises compatibles avec l’environnement et réaliser des expériences pour promouvoir l’agriculture et l’élevage écologiques dans le cadre de la durabilité.

Pour cela, l’IARA a cédé à la Mairie quelques hectares de terrain déterminés au Place Matalagrana, qui fait partie de la zone naturelle de Doana.

Ainsi, les accords avaient l’objectif que les parcelles seraient utilisées pour l’exploitation agricole, le juge considère prouvé, ce qui ajoute que, conformément auxdits accords, la mairie d’Almonte, en tant que simple intermédiaire, a signé avec l’Association des agriculteurs de Matalagrana les deux accords par lequel les hectares de terres préalablement convenus avec l’IARA sont transférés pour leur exploitation en échange du paiement d’un canon dédié exclusivement à la réparation des voies d’accès et actions similaires.

Dans les accords susmentionnés, il était question de utilisation de techniques non agressives avec un minimum d’aide à l’irrigation et le conseil municipal s’est vu confier le contrôle et la surveillance des cultures, selon l’arrêté en date de ce jeudi 23 décembre.

De cette façon, le juge assure que les 13 accusés en tant qu’administrateurs de différentes exploitations agricoles de la région, en exécution des accords susmentionnés, ont utilisé les sondes pour extraire l’eau de la aquifère 27 Almonte Marismas d’irriguer leurs exploitations respectives en pensant qu’elles étaient légales parce qu’elles disposaient des autorisations correspondantes.

Constatant également que, parce qu’ils l’ont fait sous la protection des actions des administrations compétentes en matière d’eau et d’environnement, sans altérer la bilan hydrique de l’aquifère et sans générer de risque de dommages sérieux à l’aire protégée de Doana, ainsi qu’aux espèces qu’elle abrite et à leurs habitats.

De son côté, et selon le magistrat dans la sentence, les deux anciens maires ont enquêté, en leur qualité de conseillers en chef de la ville d’Almonte, ils manquaient de compétences d’ordonner aux prévenus de suspendre l’irrigation et de fermer les sondages, afin qu’ils ne puissent se livrer à aucun comportement susceptible de favoriser une prétendue extraction illégale d’eau.

Lors du procès, le Procureur a demandé que les deux anciens maires un an de prison et le paiement d’une amende de 2 160 euros, ainsi que de six mois d’interdiction spéciale pour une profession ou d’un métier lié à l’agriculture, tandis que les administrateurs des exploitations agricoles encouraient deux ans de prison, une amende de 7 200 euros et une interdiction spéciale. d’exercer une profession ou un métier lié à l’agriculture pendant une période d’un an.