Tezanos souligne que les enquêtes CIS sont « les plus fiables » et que si elles ne profitent pas au PP c’est « parce qu’elles ne gagnent pas »

Le président du CIS demande à l’opposition de ne pas « faire du mauvais sang » avec les sondages car ils ne font que refléter une « réalité changeante » et justifient l’augmentation de son budget en améliorant les conditions de travail des sondeurs et des boursiers.

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Le président du Centre de recherches sociologiques (CIS), Jos Flix Tezanos, a proclamé ce mercredi au Congrès que les sondages de l’organe qui préside « Ce sont les plus fiables qui peuvent être utilisés pour le moment » en Espagne et que si le PP ne s’y distingue pas mieux, ce n’est pas parce qu’il y a un « parti pris à gauche » ou parce que les données sont manipulées, mais simplement parce que le parti de Pablo Casado « ne gagne pas ».

C’est ce qu’il a précisé lors de son intervention à la commission budgétaire du Congrès, où il est venu à être interrogé par les députés sur la poste destiné à votre ministère dans les comptes publics de 2022.

Tezanos en a profité pour se défendre une nouvelle fois contre les critiques qui lui sont parvenues des porte-parole de PP, Vox et Ciudadanos qui sont intervenus et pour mettre en valeur le travail du CIS qui, a-t-il souligné, est « une institution totalement solvable ». « Il n’a pas perdu en crédibilité, et encore moins peu importe à quel point un secteur de l’opinion politique essaie de le dire, ce qui n’est pas scientifique », a-t-il ajouté.

La populaire’ José Antonio Bermdez de Castro, a reproché au parti apparaissant que le PSOE est toujours « surfait » dans ses sondages, ainsi que l’existence dans ses baromètres d’un « biais à gauche qui n’est jamais corrigé » et des « changements et hauts et bas continus » dans son séries historiques.

Pour sa part, de Ciudadanos, Bal d’Edmundo, a commenté que les budgets devraient inclure un élément pour « regagner le prestige de la CEI » et a accusé Tezanos d’essayer de « diriger l’intention de vote » dans ses baromètres.

Tezanos a nié toutes ces affirmations soulignant que le CIS n’a procédé à aucun changement méthodologiqueAu lieu de cela, il s’est limité à augmenter l’échantillon de ses enquêtes pour en améliorer la qualité car, plus il y a d’interviewés, moins il a de marge d’erreur et plus l’étude est représentative.

REFUSE LES MANIPULATIONS OU LES CHANGEMENTS METHODOLOGIQUES

En outre, il a fait remarquer que le pourcentage de personnes qui refusent de répondre dans les baromètres affirmant qu’elles n’ont pas de « confiance politique » dans la CEI se situe entre 0,4 et 0,6%. « Cela paraît peu », a-t-il admis, mais de préciser ci-dessous que la matière doit être « calibrée » car elle peut avoir un impact sur les données d’intention de vote.

Pour étudier les effets de cette situation Le CIS a réalisé cette année et prévoit de réaliser les quatre prochaines « enquêtes fantômes » ou « études miroirs » qui, à cette occasion, ont été commandés à Sigma Dos après le concours correspondant. Comme il l’a rappelé, cette entreprise privée a interrogé le même nombre de personnes par jour que CIS, avec le même système aléatoire, et a obtenu des données « exactement les mêmes » que l’organisme public.

« Les variations étaient inférieures à la marge d’erreur théorique »Tezanos a souligné, soulignant que cela montre qu' »il n’y a pas de biais ou d’erreur méthodologique » et que les enquêtes CIS sont les « enquêtes les plus fiables qui peuvent être utilisées à l’heure actuelle ».

Tezanos a dit qu’il comprend que le PP est « dérangé » par les résultats qu’il calcule dans CIS dans ses baromètres, mais a souligné que cela n’avait rien à voir avec lui. « Ce n’est pas dû au mal ou à la manipulation d’un professeur de sociologie pervers comme moi, c’est qu’ils ne gagnent pas », a condamné, censurant le « processus d’intoxication de l’information » qui accuse le PP de ce problème.

Aussi, a demandé « quel avantage peut-il avoir » pour que le PSOE soit en tête des baromètres quand il est démontré que cela provoque un effet démobilisateur sur ses électeurs, qui tiennent déjà sa victoire pour acquise, et un effet mobilisateur sur ses détracteurs qui peuvent ne pas aller voter, mais qui finissent par l’empêcher de gagner.

 » NE FAITES PAS DE MAUVAIS SANG « 

En tout état de cause, Tezanos a admis que le CIS « peut se tromper » et a demandé aux partis d’opposition « de ne pas faire de mauvais sang » avec les sondages car ils ne sont que le reflet momentané d’une « réalité changeante ».

Tezanos a également répondu au député de Vox Carlos Zambrano, qui a rappelé qu’il avait déjà demandé la démission du président de l’institut démographique à plusieurs reprises, et lui a demandé de rendre compte de l’augmentation du budget de la CEI, lui demandant si cela avait à voir avec une éventuelle avancée électorale.

Après que la Justice a déposé la plainte pour détournement de fonds que Vox a déposée contre lui, le sociologue socialiste a souligné qu’avant cette tentative de le mettre « en prison », il avait reçu un certain nombre de lettres de collègues professeurs attestant que le CIS « n’apporte pas de changements » ou commet des « irrégularités ». « Sa tentative ne vaut rien », a-t-il lâché sur Vox.

Concernant l’augmentation de son budget pour 2022, il rappelle que 95,3 % de cette augmentation servira à améliorer le salaire des sondeurs qui travaillent pour le CIS. À ce stade, il a expliqué qu’avant les plus de 300 intervieweurs qu’il avait eus étaient « discontinus fixes », c’est-à-dire qu’ils avaient une relation de travail sporadique avec le CIS, mais que désormais, grâce à Tragsatec, 135 personnes ont été embauchées que depuis septembre, ils perçoivent un salaire « minimalement décent ».

Aussi, le montant des bourses CIS a augmenté. Les boursiers, a-t-il dit, vont recevoir 3% de plus cette année et le même pourcentage augmentera l’année suivante jusqu’à atteindre 1 200 euros « et un pic » par mois.

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