« Pardon avancé »: la proposition du Médiateur catalan pour le retour de Puigdemont

Le Sndic considère que ce chiffre est prévu dans la norme qui réglemente l’octroi de ces mesures de grâce

Nervure
Rib remet le rapport à BorrsPARLEMENT
  • Chronique C’est ainsi que le PSOE permet à l’Europe de soutenir plus facilement les grâces des prisonniers 1-O

Porte ouverte au retour de l’ancien président catalan Carles Puigdemont et du reste des évadés pour éviter d’être jugé par la Cour suprême. Le Sndic de Greuges, Rafael Rib, a présenté au Parlement un rapport auquel les indépendantistes peuvent s’accrocher pour exiger le retour de ceux qu’ils considèrent comme des « exilés » et éviter d’autres épisodes comme celui vécu la semaine dernière en Sardaigne lors de l’arrestation de Puigdemont. pendant des heures par la police italienne puis relâché pour rentrer à Bruxelles, car il est membre du Parlement européen. Pour cette raison, Rib rappelle que dans la loi qui réglemente les grâces, il y a la figure d’une mesure de grâce préalable qui peut être appliquée dans les cas de toutes les personnes inculpées dans le cadre d’une procédure pénale liée à la déclaration unilatérale d’indépendance puisque la norme même  » Il introduit une précision qui permet de l’appliquer aux crimes de sédition et de rébellion. »

Le rapport Sndic appelle le Gouvernement à une « large grâce avancée » pour les personnes mises en examen pour crimes de rébellion et de sédition « ainsi qu’à reconsidérer l’exclusion des peines d’interdiction de fonction publique dans les mesures de grâce accordées. Ribo considère une « incongruité ». entre l’éloge qui est fait de l’utilité publique « des dirigeants souverains graciés puisque s’ils » sont importants pour le débat politique, cela n’a aucun sens qu’ils soient exclus de la vie politique à long terme et que des centaines de milliers de Catalans ne peut plus voter ».

Par ailleurs, le Sndic considère qu’une loi d’amnistie devrait être traitée au Congrès qui s’applique pour mettre fin à toutes les affaires ouvertes liées à l’indépendance, qu’il s’agisse d’accusations de terrorisme par les CDR, la procédure ouverte par le 1- Ou à contre-courant députés et conseillers, ou la désobéissance de certains maires. Il demande également une réforme du Code pénal pour abroger le crime de sédition et que le crime de rébellion soit précisé qu’il doit s’accompagner de violence.

Dans son rapport, le Sndic de Greuges analyse « sous l’angle des droits fondamentaux » les grâces accordées par le Gouvernement et juge « choquant » que le Bureau du Congrès « soit devenu une Cour constitutionnelle et empêché » d’instruire la loi d’amnistie. Il rappelle également que le Conseil de l’Europe demande instamment de mettre fin aux poursuites pénales contre le mouvement indépendantiste et demande au Parlement de donner suite à cette proposition.

★★★★★