Les dénonciateurs de corruption demandent au ministère de la Justice une nouvelle loi pour les protéger

Jeudi,
deux
juillet
2020

12:59

Ils demandent la mise en œuvre de la directive de l'Union européenne "relative à la protection des personnes qui signalent des infractions"

Ancien juge Baltasar Garz

Ancien juge Baltasar Garzn, en acte en février 2019.
JAVIER BARBANCHO

Un grand nombre de plates-formes et d'organisations comprenant des dénonciateurs de cas de corruption ainsi que des atteintes à l'environnement et aux droits de l'homme ont envoyé une lettre au ministère de la Justice pour les protéger par la loi.

Cette initiative, dirigée, entre autres, par la Fondation internationale Baltasar Garzn, Transparency International et Blueprint for Free Speech, propose que "après la récente constitution du groupe de travail de la Commission générale de codification, ordonnée par le ministère de la Justice 2 derniers Juin, "les représentants des plaignants y figurent.

Dans sa lettre, il explique la nécessité de mettre en œuvre la directive de l'Union européenne "relative à la protection des personnes qui dénoncent des infractions" et souligne "l'extrême valeur de la protection des personnes qui alertent et des lanceurs d'alerte". Depuis, "ils se sont révélés à plusieurs reprises essentiels pour la défense des droits les plus fondamentaux des citoyens, ainsi que pour prévenir et combattre la corruption, défendre l'environnement et respecter les droits de l'homme".

Dans ce sens, il souligne également "l'urgence de légiférer en matière de protection des lanceurs d'alerte et des signaleurs, à travers une transposition responsable et ambitieuse de la directive européenne 2019/1937". À cette fin, les plaignants exigent que le gouvernement présidé par Pedro Snchez "élabore un processus législatif ouvert et participatif, conformément aux meilleures pratiques d'un gouvernement ouvert, compte tenu de l'avis des victimes, ainsi que des experts de la société civile organisée en la matière. Pour établir, en somme, "une participation nécessaire entre le citoyen et la puissance publique".

"Il y a beaucoup de connaissances de la société civile qui peuvent renforcer le travail du groupe", souligne la lettre des représentants des alerteurs, "c'est pourquoi nous proposons la création d'un canal par lequel les avis et propositions d'experts peuvent être formellement présentés aux à prendre en compte par le groupe lors des travaux à mener jusqu'en décembre 2020, plaçant l'Espagne à la pointe du processus de transposition ".

Ce processus, la lettre envoyée au ministère abonde, "pourrait être au premier plan de l'Union, où seulement huit Etats membres ont entamé une discussion à ce sujet". Dans le même temps, ils proposent la mise en œuvre d'un processus qui suit l'exemple de l'Irlande, "en ouvrant un processus de consultation publique ou les initiatives positives de la législature actuelle en termes de participation, en créant un portail de participation citoyen pour la présentation de propositions à la Commission pour la reconstruction sociale et économique ".

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