Le premier avion de rapatriement des Espagnols en Afghanistan partira ce soir

Les ministres de l’UE se réunissent mardi, craignant une crise des réfugiés

Plusieurs avions à l'aéroport de Kaboul.
Plusieurs avions à l’aéroport de Kaboul.

Le ministère des Affaires étrangères a confirmé ce lundi que le Ambassade d’Espagne en Afghanistan (une dizaine) et d’anciens collaborateurs de la mission dans le pays sont à l’aéroport de Kaboul en attente d’être secourus. En tout, « plusieurs centaines de personnes »Selon des sources diplomatiques, ils ont été inclus dans la liste de l’opération d’évacuation, qui est déjà en cours. Ce lundi soir, décollage de Saragosse le premier avion de transport militaire à destination de Dubi et le départ du second, un A400M, étaient prévus mardi matin, ont indiqué la Défense et les Affaires étrangères dans un communiqué conjoint.

Également France ou Pays-Bas se sont précipités pour transférer le personnel de leur ambassade à l’aéroport et Danemark, Italie ou Suède œuvre pour accélérer le rapatriement. Royaume-Uni déployer jusqu’à 600 soldats pour s’assurer que l’opération est menée et La France a accru sa présence dans Emirats Arabes Unis coordonner les rapatriements. Également Allemagne il essaie de garantir le transfert de ses ressortissants. « Nous n’allons pas risquer que notre peuple tombe entre les mains des talibans », a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères. Heiko messe au quotidien Bild, évoquant les près de deux mille personnes qui ont travaillé pour l’Allemagne en Afghanistan.

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE se réuniront mardi et décideront quoi faire avec le personnel local qui a travaillé pour les ambassades et l’UE elle-même et qui fait face à d’éventuelles représailles. La faculté de délivrer des visas humanitaires les Etats membres l’ont, et l’Allemagne, l’Espagne ou la France ont déjà entamé le processus.

France, en plus d’un programme de supprimer 600 employés, appelle « à tout mettre en œuvre pour continuer à protéger les membres de la société civile afghane, les défenseurs des droits, les artistes et les journalistes qui sont particulièrement en danger en raison de leurs activités ».

L’autre débat au sein de l’UE concerne une éventuelle vague de réfugiés. Les Afghans représentent un 10,6 % des demandes d’asile, mais un pourcentage notable a fini par être rejeté. En effet, une demi-douzaine de pays ont demandé pendant une semaine de ne pas arrêter les expulsions forcées d’Afghans dont la demande avait été refusée, malgré la détérioration de la situation dans leur pays.

Bien que de nombreux experts rejettent une répétition de l’effondrement européen de 2015 en raison de la guerre en Syrie, les fantômes de cette direction ressuscitent dans les discours. la remplaçante de Merkel à la CDU, Armin laschet, a déjà prévenu : « Nous ne pouvons pas laisser 2015 se répéter ». Merkel a donc opté pour des portes ouvertes qui seraient très conflictuelles dans la période électorale à laquelle l’Allemagne est confrontée.