Cuca Gamarra exige des élections « le plus tôt possible » et assure que la CGPJ ne sera pas d’accord sans un « accord parlementaire » préalable pour dépolitiser la justice
« Le PP est très clair, et on peut le voir, que le gouvernement de Pedro Sánchez est déjà mort. Chaque jour, il a plus de faiblesse parlementaire et citoyenne. » C’est ce que pense Cuca Gamarra, porte-parole du PP au Congrès des députés, pour qui « l’onde de choc des 4-M se produit dans toute l’Espagne », puisqu’un nouveau scrutin place le PP à 133 sièges, 32 au-dessus du PSOE.
« Les sondages montrent que les Espagnols sont déjà conscients que nous avons le pire gouvernement possible au moment le plus compliqué », a souligné Gamarra sur TVE. « Nous sommes prêts à gouverner l’Espagne et à être cette alternative dont l’Espagne a besoin », a-t-il déclaré.
Mais son parti « ne » gère « aucune date » pour l’avancement des généraux. « Le plus tôt Pablo Casado arrivera à La Moncloa, mieux pour l’Espagne », a-t-il assuré, car« le gouvernement de Sanchez est un fardeau pour l’Espagne et a laissé quatre générations d’Espagnols hypothéqués ».
Interrogée sur l’avenir de sa relation avec Vox, la porte-parole parlementaire a assuré qu ‘ »il n’y a que deux options en Espagne: Pedro Sánchez ou Pablo Casado ». « Ce parti a démontré sa capacité à gouverner en minorité et à conclure des accords parlementaires lorsque cela était nécessaire », a-t-il ajouté.
En fait, pour Gamarra, le discours de Casado dans la motion de Vox contre Sanchez, en octobre, est «pleinement valable». « Ce jour-là, le message clair de Casado aux Espagnols était celui de la défense de la liberté et de l’égalité », sans « regarder de côté à droite et à gauche, mais face aux Espagnols ».
L’absorption du Cs est un objectif futur pour le PP, mais Gamarra assure que dans la convention qui tiendra son parti à l’automne il y aura « la possibilité d’un débat profond » sur le centre-droit et la « transversalité » pour lutter contre le climat changer, travailler pour la liberté. « Les accords entre formations politiques, s’ils se produisent, doivent être secondaires. »
A l’occasion du renouvellement du Conseil général de la magistrature (CGPJ), le PP réclame désormais «des garanties et pas seulement des mots». Autrement dit, soit le PSOE signe un accord parlementaire s’engageant à dépolitiser la Justice et que «les juges sont choisis par les juges», soit il n’y aura pas d’accord pour changer les 20 membres de l’organe de gouvernance judiciaire.
Mais oui, Gamarra considère que « le bipartisme s’est avéré très utile pour l’Espagne », comparé à un « système multipartite » qui a engendré « la méfiance et la stabilité ». « Que le centre-droit soit unifié et non divisé est la clé sanchisme quitter les institutions, car cela nous apporte méfiance et faiblesses », a-t-il réglé.
