Le juge ne voit pas de crime de haine et acquitte un passager qui est descendu de l’avion parce qu' »il ne voulait pas voler avec une femme noire »

Il affirme que l’homme entend « porter atteinte à la dignité » de l’hôtesse de l’air, mais que puisqu’il n’y avait pas de relation préalable et étant donné que sa seule motivation était son animosité envers les Noirs, les faits n’étaient pas assez graves.

L'aéroport de La Palma, dimanche dernier.
L’aéroport de La Palma, dimanche dernier.SUSANA VERAREUTERS
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Le Tribunal Pénal 7 de Santa Cruz de Tenerife, basé à La Palma, a acquitté un homme qui a appelé bruyamment une hôtesse de l’air sénégalaise « noire » avec l’intention de la rabaisser, et qu’il est descendu de l’avion invité par le commandant et la garde civile parce que « Je ne voulais pas voler avec une femme noire ».

Dans sa sentence, la juge Mnica Hernndez soutient que les faits ils ne sont pas assez graves pour être qualifiés de crime haineuxNi dans la désobéissance, pour laquelle le procureur a demandé un an de prison et l’accusation privée, 9 mois, ainsi qu’une amende et une indemnité à l’hôtesse de l’air pour préjudice moral.

Le magistrat prétend que bien que l’accusé ait agi « imprégné de la douleur de porter atteinte à la dignité » de la plaignante, puisqu’il n’y avait aucune relation préalable entre eux, et étant donné que sa seule motivation était son animosité envers les noirs, les faits ne sont pas suffisamment graves pour les classer dans le crime haineux.

Il arrive à cette conclusion parce que le passager ne s’est pas adressé initialement à l’hôtesse de l’air, mais a plutôt fait le contraire : elle a proposé de l’aider pour vous installer et déposer vos bagages.

Il précise également que l’accusé J’ai évité tout contact avec l’hôtesse de l’air à tout moment, « de sorte que dans d’autres circonstances (dans un restaurant, sur un avion ou un navire plus gros) l’incident aurait pu être considérablement minimisé. »

Il abonde dans le fait qu’il a qualifié le plaignant de « noir », qui dans un autre contexte, comme les faits jugés, « n’a aucune connotation négative; c’est au contraire le nom préféré par de nombreuses personnes appartenant à ce groupe racial, équivalent à l’expression ‘blanc' ».

Il prétend aussi que l’accusé n’était pas violent, mais bouleversé, « probablement une exacerbation de leurs particularités en raison de la nervosité générée par le voyage. »

Il prend également en compte votre âge, 80 ans, et que, « apparemment, il a vécu des expériences très traumatisantes qui l’amènent à vouloir éviter les contacts avec les Noirs (ce qui est légitime) ; il n’a pas de casier judiciaire et policier et n’appartient à aucun groupe ou collectif raciste », selon à dans la phrase.

Le magistrat soutient que l’animosité du procureur envers les noirs l’a exprimé sous forme de boucle à la fois pour la personne touchée et pour le reste des passagers, et cela « résulte soi-disant des expériences traumatisantes de leurs proches au cours de leurs années de séjour au Venezuela ».

Il n’est pas prouvé non plus qu’il l’ait appelée « merde noire », comme le prétend le plaignant, puisque ni les témoins ne s’en souviennent ni le commandant ne l’ont recueilli dans la plainte qu’il a déposée par voie administrative.

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